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LE FLN EN FRANCE : LEVER LES PRESSIONS QUI ETOUFFAIENT LA REVOLUTION A L’INTERIEUR

15/07 13h42

ALGER- La création de la Fédération du Front de libération nationale (FLN) en France avait pour objectif de libérer la révolution des pressions qui l’étouffaient à l’intérieur et d’organiser les activités de la communauté algérienne dans le pays du colonisateur, a indiqué l’ancien ministre des droits de l’homme, le moudjahid Ali Haroun.

Abbane Ramadan avait instruit Omar Boudaoud, désigné à la tête de la Fédération, d’oeuvrer dans le sens de l’organisation de communauté algérienne en France et de l’adhésion des partisans de Messali El Hadj aux rangs du FLN.

La Fédération devait collecter des contributions et créer les conditions d’une action armée dans le territoire français pour lever les pressions qui étouffaient la Révolution en Algérie, a souligné M. Haroun dans un entretien à l’APS à l’occasion de la commémoration du 51ème anniversaire de l’indépendance.

La Fédération du FLN qui s’est engagée dans la lutte armée en France en août 1958 en ciblant des commissariats, les casernes et certains objectifs sensibles n’a plus enregistré d’offensive similaire en raison du conflit qui opposait les partisans de Messali et les militants du FLN.

Le moudjahid Ali Haroun a rappelé que ce conflit armé avait fait des des milliers de morts dans les rangs des Algériens en France.

Il était difficile de faire admettre aux partisans de Messali El Hadj que c’est le FLN qui a déclenché la Révolution et qui la dirigeait car ils étaient convaincus que leur leader "était le symbole du nationalisme et du mouvement national et que personne ne pouvait le remplacer".

Concernant le rôle de la Fédération dans l’adhésion d’amis français à la Révolution, M. Haroun a indiqué que cette dernière "distribuait des tractes et des communiqués dans lesquels elle expliquait aux Français les objectifs de la Révolution.

ses structures à travers le territoire français, la Fédération a réussi à gagner l’adhésion et la solidarité d’un grand nombre d’intellectuels français qui ont rendu de grands services aux militants en les hébergeant et en les transportant pour éviter qu’ils ne soient arrêtés par les autorités françaises.

Ils ont également collecté des fonds qu’ils ont placés dans des banques françaises puis transférés sur le compte ouvert pour la révolution en Suisse, a-t-il encore rappelé.

A une question sur les motifs de la présence des membres du bureau de la Fédération en Allemagne lors des manifestations du 17 octobre 1961, il a expliqué que les dirigeants de la Révolution ont décidé que seuls deux membres devaient demeurer en France afin de ne pas se faire arrêter par les autorités françaises.

La Fédération n’a pas reçu d’instructions des responsables de la Révolution pour organiser ces manifestations qui ont eu lieu à la demande des membres de la communauté algérienne en France en réaction aux mesures mises en oeuvres par les autorités françaises en imposant un couvre feu le soir paralysant pratiquement leur mouvement et leurs activités.

Les militants, a-t-il ajouté, ont décidé d’organiser des manifestations pacifiques avec l’interdiction de tout port d’arme mais le commissaire de police de Paris, Papon, a prétendu que les Algériens ont tué trois policiers français et cette information mensongère a servi de prétexte pour toutes les violences commises contre les manifestants, se souvient-il.

La police française s’est livrée à une série d’interpellations arrêtant 11 hommes le premier jour et 500 femmes lors de la marche organisée par ces dernières.

Les policiers français ont assassiné plus de 200 Algériens et des correspondants étrangers en France en ont témoigné, a-t-il dit.

Les autorités françaises ont reconnu à la suite des manifestations la mort de 80 Algériens alors qu’auparavant elles ont attribué ces morts a des affrontements entre des partisans de Messali Hadj et ceux du FLN.

Concernant la position de la Fédération de France à l’égard du conflit qui a opposé le GPRA et l’état-major en 1962, il a indiqué que la Fédération n’approuvait pas cette situation et préconisé la tenue d’un congrès national en Algérie durant lequel il sera procédé à la formation d’un gouvernement.

La fédération de France s’est opposée à l’usage de la violence et à la marginalisation d’un gouvernement reconnu par plus de 50 Etats, a poursuivi M. Haroun.

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