L'éditorial
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Dimanche 07 Mars 2021
Journal Electronique

Le choix des armes

Le peuple sahraoui, qui fête le 45e anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), source de fierté et porteuse d’une légitimité incontestable, n’a plus que le choix des armes pour parachever une décolonisation inachevée. Armés d’une volonté de paix, traduite par le respect scrupuleux de l’accord de septembre 1991, révélateur de l’échec du projet d’occupation marocaine, les Sahraouis ont consacré, vainement, faut-il l’admettre, tous leurs efforts au processus onusien, torpillé par la mauvaise foi de la partie marocaine, provoquant le départ des émissaires onusiens, l’incapacité manifeste de la Minurso, humiliée et réduite à l’état de vœu pieux, et la démission de la communauté internationale, indifférente au génocide sahraoui. «Le Front Polisario a tenté pendant 29 ans d’éviter la guerre, en faisant des concessions, mais il s’est confronté à une absence totale de coopération, tant de la part de la partie marocaine que de l’ONU», a affirmé le responsable du secrétariat du Front Polisario, Khatri Addouh. L’ONU porte l’entière responsabilité de la violation du cessez-le-feu par l’occupant marocain qui a vidé de sa substance le processus de négociation. La dérive de Guerguerat, accentuée par le deal honteux conclu entre Trump et le Makhzen en faillite, a porté un coup mortel à la légalité internationale que l’ONU n’a pas su défendre depuis la reconnaissance, en 1966, du statut de territoire autonome du Sahara occidental, éligible au droit à l’autodétermination. Face à cette escalade dangereuse, visant à entériner le statut illégal de colonie marocaine et à empêcher le choix référendaire sahraoui, le retour à la lutte armée s’impose pour défendre le droit inaliénable à l’autodétermination, préserver les acquis d’un Etat membre fondateur de l’Union africaine et reconnu par plus de 80 pays, et protéger le peuple sahraoui, victime de la barbarie coloniale. La déception sahraouie est à la hauteur du silence abyssal de la communauté internationale, indifférente au sort du peuple sahraoui, privé de sa terre et de ses richesses, victime de violation des droits de l’homme dans les territoires occupés, soumis au blocus militaire et aux pires sévices. Le «nouveau tournant de Guerguerat» a profondément marqué la conscience du peuple sahraoui, convaincu que la lutte armée est «la voie idoine, légale et légitime» pour reconquérir les droits nationaux confisqués, même si l’option politique n’est pas totalement écartée. «Notre objectif est l’accès à l’indépendance par voie politique, militaire, ou les deux à la fois», a souligné le ministre de l’Equipement, Sid-Ahmed Batal. Présent aux festivités commémorant le 45e anniversaire de la RASD, accompagné de sénateurs, le vice-président du Conseil de la nation, Ghazi Djabri, a réitéré le soutien indéfectible et inconditionnel de l’Algérie à la lutte légitime et légale du peuple sahraoui. Cette position, inscrite dans les principes intangibles de la politique étrangère de l’Algérie, s’appuie sur le respect de la légalité internationale aux antipodes des tractations douteuses et de la transgression flagrante des dispositions de la charte de l’ONU et des décisions du Conseil de sécurité.
 Horizons

L’exigence de légalité

Le silence a trop duré sur le génocide sahraoui à ciel ouvert. 30 ans après la signature de l’accord de paix, le 6 septembre 1991, entre le Maroc et le Front Polisario sous l’égide de l’ONU et de l’OUA, la promesse d’un référendum d’autodétermination, prévu au plus tard une année après, ne s’est pas concrétisée. Au reniement des engagements du Makhzen et aux tergiversations marocaines dûment constatées par tous les émissaires onusiens, de James Baker à Horst Köhler, s’ajoute une conjuration internationale concrètement traduite par le soutien apporté au Maroc par l’ancienne puissance coloniale et la France, plaçant les intérêts commerciaux au-dessus des valeurs humanitaires et des aspirations d’un peuple pacifique attaché à son droit inaliénable à l’autodétermination et à la liberté. La dérive de l’agression d’El Guerguerat, qui a mis fin aux espoirs d’un règlement pacifique du conflit, régi par les dispositions pertinentes de la charte de l’ONU et les résolutions du Conseil de sécurité, prend toute sa signification face au mutisme de l’ONU et la décision de l’ancienne administration américaine de reconnaître la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidentaleque ni l’ONU, engagée dans le processus de décolonisation d’un territoire non autonome, ni aucun autre pays dans le monde n’ont osé faire. La nouvelle administration américaine, interpellée par des membres du Congrès et des personnalités du camp républicain et démocrate, est attendue pour réparer une injustice historique. Face à une situation explosive, le droit à la résistance s’impose pour arracher les droits fondamentaux d’un Etat disposant de tous les attributs de souveraineté, reconnu par plus de 80 pays dans le monde. Il s’agit d’une réalité intrinsèque qui caractérise le «seul mouvement de libération nationale alliant édification et libération». Une réalité admise et confortée par la mobilisation internationale sans précédent acquise au droit à l’autodétermination. Ce consensus massif interpelle l’ONU, appelée à sortir de sa léthargie, en procédant au plus vite à la désignation d’un nouvel émissaire pour la relance du processus de négociation. Mais, à l’évidence, elle est tenue de garantir la protection de la population civile livrée à la barbarie coloniale, cautionnée par le silence complice des organisations des droits de l’homme, coupables d’une vision à double standard.
Horizons

Le temps de la révolution verte

Le défi d’un nouveau 24 Février s’impose en réalité incontournable dans l’Algérie nouvelle, qui entend consolider les acquis d’un dur combat pour la récupération et l’exploitation de ses richesses nationales. A l’avant-garde du mouvement aligné sur les thèses algériennes, revendiquant un nouvel ordre économique plus juste et plus équitable, l’Algérie a pesé de tout son poids pour garantir le droit au développement, tributaire de l’exercice de la souveraineté économique pleine et entière. Il y a 50 ans, la bataille de la nationalisation des hydrocarbures et des ressources naturelles a marqué un changement décisif, révélateur de la capacité de la jeunesse à prendre en charge son destin et de la formidable mobilisation des travailleurs, en dignes héritiers de ceux qui ont fondé, 15 ans auparavant, l’Union nationale des travailleurs algériens : Aïssat Idir, Mohamed Flici (le frère de Laâdi Flici tombé sous les balles assassines du terrorisme), Benyoucef Benkhedda, Abane Ramdane, Benaïssa Attalah, Boualem Bourouiba, Hassan Bourouiba, Hannachi Mayouf et Tahar Gaïd. Le double anniversaire du 24 février est l’expression concrète de la volonté d’un peuple uni et déterminé à jeter les bases d’une économie forte et indépendante, aujourd’hui au cœur de la bataille de la relance. Bien au-delà d’une commémoration d’une date historique, le cinquantenaire de la nationalisation des hydrocarbures rappelle les exigences d’un front uni pour poser les jalons d’une économie productive et compétitive aux couleurs de l’Algérie nouvelle. Face aux mutations internationales, le passage du système rentier à un nouveau modèle économique dicte le temps des réformes, nécessitant l’exploitation de toutes les ressources minières et énergétiques, la diversification des sources de croissance et le développement des énergies renouvelables. Le temps de la «croissance hors hydrocarbures» s’impose. «50 ans après l’indépendance pétrolière, nous devons réussir la révolution verte», a affirmé le ministre de la Transition et des Energies renouvelables, le Pr Chems Eddine Chitour. «Le nouveau départ», à l’actif du gouvernement actuel, se dote d’un plan Marshal, à l’étude, qui ambitionne de revaloriser les énormes potentialités des énergies renouvelables, de freiner le gaspillage et de garantir la création de richesse hors de la rente. L’enjeu d’une «nouvelle indépendance» pèse sur le destin de la nouvelle Algérie, consciente de la précarité d’une économie étroitement liée aux fluctuations du marché pétrolier.
 Horizons

Le hirak de la fraternité et de la cohésion

L’esprit du hirak originel a prévalu. Dans l’Algérie du changement radical, consacrant le droit inaliénable de manifester, les vertus de la fraternité et de la cohésion ont caractérisé la commémoration du deuxième anniversaire du hirak décrété par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, «Journée nationale de la fraternité et de la cohésion du peuple avec son armée pour la démocratie». Le caractère pacifique des manifestations populaires a renoué avec plus de force grâce aux valeurs de civisme et de citoyenneté en rempart aux tentatives de confiscation et d’instrumentalisation aux mains des dépositaires de l’extrémisme violent, coupables de la dérive destructrice de la décennie sanglante, en alliés avec les nostalgiques de l’éden perdu. De fait, on a pu constater, à la veille de la célébration de cet événement historique, le retour sur scène des partisans du «qui tue qui ?» de triste mémoire et la multiplication des attaques ciblant les institutions nationales. La victoire n’en est que plus belle dans la nouvelle Algérie de la communion et de la consolidation du front interne sublimé par un attachement à la souveraineté nationale, défendue par l’Armée nationale populaire, forte de sa mission constitutionnelle et du devoir d’accompagnement du processus de changement. «L’Armée nationale populaire, qui a protégé et accompagné le processus du hirak avec un professionnalisme reconnu et salué, poursuit aujourd’hui sa contribution à l’édification de l’Algérie nouvelle», a déclaré le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer. Le front uni consacre, en une réalité intangible, le caractère indivisible du peuple et de son armée, à l’heure des menaces véhiculées par les agents du Makhzen et du sionisme dénoncées par le ministère de la Défense nationale. Aux couleurs de l’Algérie nouvelle, scandée par les manifestants sur l’étendue du territoire national, le hirak populaire a administré une leçon de fidélité au sursaut patriotique et aux valeurs fondamentales de liberté et de justice. Cette opportunité a permis d’apprécier à leur juste mesure le chemin parcouru dans l’édification de l’Algérie nouvelle et les acquis réalisés dans la préservation de la stabilité nationale, la lutte contre la corruption et le renouvellement des institutions, repris en chœur par les manifestants. Cette belle image marquera à jamais la marche en avant de l’Algérie libre et souveraine que rien ne saurait dévier des perspectives réelles de changement et de construction d’un avenir brillant pour tous ses enfants à hauteur des sacrifices des aînés et des revendications légitimes de la nouvelle génération de bâtisseurs.

n Horizons

Sous le sceau de la performance et de la vigilance

Le remaniement ministériel, annoncé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans son discours à la nation prononcé à l’occasion de la célébration de la Journée nationale du chahid, s’inscrit indubitablement dans la dynamique de changement ancrée dans la nouvelle Algérie au service des citoyens. Frappée du sceau de l’efficacité et de la compétence, la nouvelle composante gouvernementale est fondamentalement interpellée par l’exigence de performance qui a sanctionné les huit titulaires des départements jugés défaillants dans les secteurs de l’industrie, de l’énergie, des ressources en eau, de la numérisation et des statistiques, des travaux publics, de l’habitat, du tourisme, de l’environnement et de l’industrie cinématographique. Ce sont par excellence des domaines stratégiques pour la plupart en étroite relation avec la vie quotidienne qui, comme c’est le cas des défaillances relevées dans la gestion des zones d’ombre sévèrement punies, ne sauraient s’accommoder des manquements de nature à attenter au nouveau mode de gouvernance. A la veille de la célébration du deuxième anniversaire du hirak, dédiée à la cohésion nationale et à l’enracinement de la démocratie, la formation du nouveau gouvernement participe au renforcement du climat de confiance généré par la libération d’une cinquantaine de personnes. Le geste d’apaisement consenti par le président de la République, accueilli favorablement par l’opinion nationale et la classe politique, traduit une volonté réelle de dialogue porteuse de perspectives réelles d’ouverture. Dans six mois à peine, l’émergence d’une élite compétente, représentative de la volonté populaire, à l’issue des législatives anticipées, transparentes et régulières, consacre pleinement le changement profond et radical revendiqué par le hirak. La bataille de la légitimité et de la démocratie impose une vigilance de tous les instants pour sauver, d’abord, le hirak populaire des démons de la fitna et de la division aux antipodes des valeurs du pacifisme, de la citoyenneté et de l’unité qui ont fait sa force et sa grandeur. Il s’agit également de faire front pour mettre en échec la conjuration menée, à chaque échéance décisive de la nouvelle Algérie, par les nostalgiques d’un passé révolu et leurs relais locaux. Dans cette conjoncture particulière, le démenti cinglant apporté par le ministère de la Défense nationale renseigne sur la férocité de la campagne de déstabilisation déclenchée, au moment où le peuple s’apprête à fêter pacifiquement la journée de la cohésion nationale, par les services du Makhzen et de l’entité sioniste. Les allégations tendancieuses faisant état de la participation de l’Armée nationale populaire à des missions dans le cadre du G5 Sahel attestent des menaces réelles aux frontières qui appellent à la vigilance et à la conscience citoyenne. L’Algérie libre, souveraine et stable dérange le Makhzen de l’inféodation au sionisme et les tenants de l’ordre néocolonial.
 Horizons

  • reboisement  barrage Douira
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Santé

Destination Algérie

L'agenda

 

Ministère de la Solidarité

La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mme Kaoutar Krikou, présidera, le 8 mars  à 14h, au siège du ministère des Affaires étrangères, la cérémonie de célébration de la Journée internationale de la femme.

Ministère de l’Environnement

La ministre de l’Environnement, Mme Dalila Boudjemaâ, présidera, le 8 mars  à 11h, la cérémonie célébration de la Journée internationale de la femme de célébration où les femmes du secteur seront à l’honneur.



Opéra d’Alger
L’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh lance des ateliers d’initiation au chant ouverts dans les répertoires traditionnels et universels. Les inscriptions auront lieu jusqu’au 15 mars 2021.



HCA

Le Haut-Commissariat à l’amazighité organise, le 8 mars, dans la wilaya de Tipasa, une table ronde suivie d’une présentation exclusive des actes du Colloque international «La résistance de la femme dans l’Afrique du Nord de l’Antiquité au XIXe siècle».

DGF

La Direction générale des forêts organise, les 7 et 8 mars, au Centre international des conférences, Alger, un atelier d’élaboration du plan d’action pour la promotion des produits forestiers non ligneux en Algérie.


Don de sang

La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire don de sang.

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