L'éditorial
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Dimanche 07 Mars 2021
Journal Electronique

Un nouveau mode de gouvernance électorale

Des acquis importants jalonnent la quête d’un avenir démocratique débarrassé des scories du passé et porteur des aspirations au changement revendiqué par le peuple algérien. En une année, la nouvelle Algérie a su transcender le péril de l’effondrement de l’Etat national, en adéquation avec le sursaut patriotique du hirak originel, pour poser les jalons d’un Etat au service des citoyens et des intérêts nationaux. Cette ligne de démarcation, clairement affirmée dans les 54 engagements pris par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et confortée par l’élection présidentielle plurielle, transparente et crédible, véhicule le choix d’un nouveau mode de gouvernance aux antipodes de l’autocratie, du clientélisme et de la corruption institutionnalisée. Les avancées sont indéniables. «Ce qui a été réalisé sous sa présidence n’a pas été réalisé par d’autres durant des années», a souligné le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer. Le train des réformes est activement lancé. En socle incontournable, la Constitution consacre l’alternance au pouvoir, la limitation des mandats présidentiels et parlementaires, le renforcement des prérogatives du chef du gouvernement ou du Premier ministre, le renforcement du contrôle parlementaire et du rôle de l’opposition et la consolidation de la liberté d’expression, de manifestation, de réunion et de création des associations dissoutes uniquement par voie de justice. Ce sont des acquis qui sont appelés à être approfondis, à la lumière de la révision dans les plus brefs délais de la loi organique portant régime électoral qui sera inévitablement suivie par la refonte de la loi sur les partis et l’information. La remise à niveau du paysage politique s’impose. Elle constitue une urgence pour mettre fin aux dérives du despotisme, de l’infantilisation de la classe politique soumise à la loi de l’allégeance, de la manipulation des urnes, du règne de la corruption et de l’achat des consciences. A la faveur de l’expérience acquise par l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie), un «nouveau mode» est conçu pour garantir l’équité et la régularité du processus électoral à travers des modalités de financement des campagnes électorales. Selon le président de l’Anie, Mohamed Charfi, il est prévu un audit qui sera établi par un comité indépendant, formé des représentants du Conseil d’Etat, de la Cour des comptes et de la Cour suprême, pour veiller au respect de l’éthique. Le temps de la «chkara» est terminé. Il appartient, dès lors, à la société civile, en partenaire du nouveau système électoral, de se mobiliser pour favoriser le changement démocratique et la construction des institutions légitimes et réellement représentatives de la volonté populaire.
Horizons

L’étau se resserre

La lutte contre le terrorisme se poursuit avec la détermination inébranlable de l’Armée nationale populaire de venir à bout des résidus, pourchassés sans relâche sur le territoire national. Terrés dans des casemates de fortune ou lâchés dans la nature, à la faveur de la complicité outrageuse des financiers de la terreur procédant illégalement au paiement des rançons, les semeurs de la fitna sont voués à une fin inéluctable dictée par l’issue victorieuse de l’Algérie de la résistance républicaine et l’engagement résolu de la nouvelle Algérie, forte des institutions légitimes et du haut niveau de performance de l’Armée nationale populaire. Dans une évaluation de la situation, établie lors de la rencontre avec les cadres du ministère de la Défense nationale, le chef d’état-major, Saïd Chanegriha, a plaidé pour une «vision globale» permettant la construction d’une armée «forte, moderne et développée», fière de son passé et capable de défendre un héritage à la hauteur de la confiance de la population et des attentes de la nouvelle Algérie. Rien ne saurait arrêter la marche en avant de l’Algérie du changement, soucieuse de garantir la stabilité et une vie meilleure et digne aux citoyens. A la faveur des acquis durement arrachés et d’une longue et riche expérience, érigée par la communauté internationale en modèle dans la lutte contre le terrorisme, le combat se renforce de jour en jour par les résultats réalisés sur le terrain. La neutralisation des éléments récemment libérés, en contrepartie du paiement d’une rançon, la reddition et la mise hors d’état de nuire de dangereux terroristes dans les quatre coins du pays indiquent nettement l’état de désespérance des résidus traqués et éradiqués, lors de deux opérations spectaculaires à Jijel et à Tipasa, révélatrices d’une conjuration destinée à rallumer vainement le brasier éteint. La récupération de 80.000 euros, représentant la première tranche de la rançon versée aux organisations terroristes, constitue une preuve irréfutable d’une volonté de saborder la lutte contre le terrorisme international. En bastion imprenable, l’Algérie ne faillira pas à son engagement antiterroriste marqué par les «grands résultats» accomplis l’année écoulée qui a vu l’élimination de 37 terroristes, le démantèlement de 108 groupes de soutien, la destruction de 295 casemates, la récupération d’une importante quantité d’armes, l’arrestation de plus de 1.000 narcotrafiquants, de plus de 4.000 contrebandiers et d’orpailleurs, la saisie de 700 q de kif traité, de 27 kg de cocaïne et de 36.000 comprimés psychotropes. L’étau se resserre. Il commande l’urgence d’une vigilance rendue plus accrue par le drame de Tébessa où 5 citoyens ont laissé leur vie au passage de leur véhicule utilitaire soufflé par une bombe artisanale.
Horizons

Le front africain de tous les enjeux

Du Nord au Sud, la nouvelle Afrique se met en ordre de bataille pour réaliser le rêve d’une «Afrique sûre et prospère», inscrit dans le combat libérateur et le processus de renaissance impulsé par les pionniers du renouveau économique. Face aux défis qui pèsent sur le destin collectif, l’Algérie du changement, au service des projets structurants du Nepad, et l’Afrique du Sud militent activement pour assurer une intégration continentale à hauteur des immenses potentialités de l’Afrique. Prioritairement, l’objectif central de l’Union africaine (UA), présidée par l’Afrique du Sud, impose une mobilisation de tous les instants pour «faire taire les armes» de la déstabilisation et de l’ingérence étrangère. Le pacte de la honte, perpétuant la mainmise sur les richesses du peuple sahraoui, et la course effrénée aux gisements pétroliers de la Libye dévastée, renseignent sur la nature du néocolonialisme prédateur. Le front uni et solidaire de la nouvelle Afrique constitue un impératif qui nécessite la conjugaison de tous les efforts pour combattre les causes de l’instabilité dans un continent confronté à la multiplication des foyers de tension, à la propagation du terrorisme financé par le paiement des rançons et à la survivance coloniale totalement incompatible avec les principes et les fondements unitaires de l’Afrique nouvelle. Naturellement, le devoir de solidarité caractérise l’Algérie et l’Afrique appelant à une implication plus grande de l’UA dans la gestion et le règlement des questions africaines. Lors de la visite du ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, à Pretoria, cette préoccupation a été partagée par les deux partenaires, particulièrement inquiets par l’escalade guerrière prévalant au Sahara occidental et la persistance de l’ingérence en Libye voisine. Tout en appelant à la nomination immédiate d’un nouvel émissaire au Sahara occidental et la relance d’un «processus politique» permettant un référendum juste et transparent, Alger et Pretoria ont souligné la nécessité d’une participation accrue au groupe de haut niveau pour garantir un processus durable dirigé par les Libyens. En locomotive de la renaissance africaine, les deux puissances qui comptent dans le continent s’appliquent à montrer opportunément la voie d’un partenariat durable défendu par le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, exprimant sa volonté d’œuvrer de concert avec le président Abdelmadjid Tebboune, pour le développement d’une coopération dans tous les domaines. Le visage d’une Afrique conquérante et résolument tournée vers la satisfaction des intérêts africains se dessine clairement.
Horizons

Responsabilité et engagement

Le vaccin russe Spoutnik V, enregistré par l’Agence nationale des produits pharmaceutiques, arrive. La réception imminente du premier lot, annoncé par le porte-parole du comité scientifique, le Dr Djamel Fourar, lance la campagne de vaccination exigée impérativement par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Le défi est bel et bien relevé pour réaliser l’objectif fixé, à savoir la vaccination à terme de 80% de la population permettant une immunité collective. Dès lors, au regard des tensions relevées dans le marché mondial, toutes les dispositions ont été prises pour assurer des approvisionnements «variés», notamment avec le producteur britannique AstraZeneca, possédant les mêmes caractéristiques que le vaccin russe, et le système Covax de l’Organisation mondiale de la santé dont il est attendu la fourniture de près de 10 millions de doses suffisantes pour vacciner 20% de la population. A la faveur de l’expérience acquise (10 millions d’enfants vaccinés contre la rougeole en moins d’une semaine, en 2003) et d’une gestion rationnelle de la pandémie aux résultats plus que satisfaisants, les chances de succès sont réelles, malgré la complexité de l’opération. La mise en place des deux task forces, en charge de l’acquisition du vaccin, du plan de vaccination et de l’organisation de la logistique, contribue au renforcement du dispositif opérationnel qui ne doit souffrir aucune faille, ni aucune négligence. «Tout est prêt pour ce qui est de la logistique, en l’occurrence les réfrigérateurs, les congélateurs et les camions frigorifiques pour le transport et la conservation», a indiqué le porte-parole du comité scientifique. Dès l’acquisition du vaccin, la mobilisation des 8.000 structures sanitaires et des équipes mobiles, soutenues par les éléments de l’Armée nationale populaire, procéderont immédiatement et prioritairement à la vaccination du personnel médical, des personnes âgées et vulnérables, mais aussi et surtout des populations des zones d’ombre et des zones enclavées. A l’entame de cette phase décisive, le combat contre la pandémie interpelle la conscience et l’esprit de responsabilité des citoyens appelés à faire preuve d’engagement dans la réussite de cette épreuve et à capitaliser le formidable élan de solidarité et de mobilisation pour tourner définitivement la page sombre de la pandémie et renouer avec la vie sociale et économique.
 Horizons

Unité et solidarité

La célébration de Yennayer, consacrée comme fête nationale, renoue avec les valeurs civilisationnelles de l’Algérie pionnière dans l’ensemble maghrébin du processus de réappropriation et de promotion, au côté de l’Islam et de la langue arabe, des composantes de la personnalité nationale. Elle est fondamentalement inscrite dans les idéaux du vivre-ensemble en paix de l’Algérie nouvelle qui aspire à consolider les liens de fraternité, de solidarité et d’unité nationale si caractéristiques de la portée historique du hirak hautement pacifique et civique. Loin de toutes formes d’instrumentalisation, prônées par les nostalgiques du passé colonial et les apôtres de la fitna, les vertus de l’Algérie plurielle, solidement ancrée dans son patrimoine culturel, constituent un rempart solide contre les manœuvres de déstabilisation, de division et de dislocation clairement évoquées par les eurodéputés rêvant de la «printanisation» de l’Algérie du changement démocratique. Dans la Constitution, l’officialisation de la langue nationale amazigh et l’institutionnalisation d’une académie de la langue amazigh, placée auprès du président de la République, confortent les avancées indéniables qui traduisent la volonté de l’Etat déterminé, comme le souligne l’article 4, à «œuvrer à sa promotion et à son développement dans toutes ses variantes linguistiques en usage sur le territoire national». A l’heure des bouleversements géostratégiques imposés dans un monde en pleine mutation, cet engagement inébranlable participe à la consolidation du front interne qui appelle impérativement au dépassement des batailles d’arrière-garde, des visions politiciennes étriquées et des approches idéologiques partielles et parcellaires. Le devoir d’unité et de cohésion nationale marque de son empreinte la nouvelle année Yennayer dont les festivités officielles ont été lancées, depuis vendredi, à Batna. Placé sous le sceau de la vigilance, conjoncture oblige, l’évènement sera marqué par le lancement du Prix du président de la République pour la littérature et la langue amazighs, institué pour la première fois et dédié aux meilleures œuvres. L’attachement de la nouvelle Algérie au développement du patrimoine national est intimement lié au processus de changement radical amorcé pour combattre toutes formes de discrimination et de marginalisation.
 Horizons

  • reboisement  barrage Douira
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Santé

Destination Algérie

L'agenda

 

Ministère de la Solidarité

La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mme Kaoutar Krikou, présidera, le 8 mars  à 14h, au siège du ministère des Affaires étrangères, la cérémonie de célébration de la Journée internationale de la femme.

Ministère de l’Environnement

La ministre de l’Environnement, Mme Dalila Boudjemaâ, présidera, le 8 mars  à 11h, la cérémonie célébration de la Journée internationale de la femme de célébration où les femmes du secteur seront à l’honneur.



Opéra d’Alger
L’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh lance des ateliers d’initiation au chant ouverts dans les répertoires traditionnels et universels. Les inscriptions auront lieu jusqu’au 15 mars 2021.



HCA

Le Haut-Commissariat à l’amazighité organise, le 8 mars, dans la wilaya de Tipasa, une table ronde suivie d’une présentation exclusive des actes du Colloque international «La résistance de la femme dans l’Afrique du Nord de l’Antiquité au XIXe siècle».

DGF

La Direction générale des forêts organise, les 7 et 8 mars, au Centre international des conférences, Alger, un atelier d’élaboration du plan d’action pour la promotion des produits forestiers non ligneux en Algérie.


Don de sang

La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire don de sang.

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