L'éditorial
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Dimanche 07 Mars 2021
Journal Electronique

Relance et croissance 

Loin des palabres de salon et de studio, les chiffres s’imposent, inexorables. Dans sa dernière livraison, la Banque mondiale (BM) prévoit pour l’Algérie une croissance économique avoisinant les 4% pour l’année en cours. Si la conjecture a de quoi étonner certains prêcheurs de la récession, elle dénote néanmoins la reprise en main d’une économie que ces derniers qualifient encore de «moribonde», parfois non sans raison, puisque, pour étayer ses prévisions, la BM rappelle la décroissance qui a plombé l’économie de l’Algérie comme celle du monde entier, en conséquence de la crise sanitaire mondiale et ses incidences sur les investissements, le commerce et, naturellement, l’emploi. Plusieurs facteurs expliquent le constat de l’institution financière et qui, dans l’ensemble, résultent de la politique engagée, dès son élection à la tête du pays, du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et dont le plan de relance économique est le fer de lance. Les réformes structurelles engagées par le chef de l’Etat pour une économie prospère et souverainiste portent, à bien voir, leurs premiers fruits dans une conjoncture de pandémie mondiale où d’aucuns auraient misé sur un effet inverse. Il faut bien reconnaître aux pouvoirs publics une gestion pragmatique de la crise sanitaire qui a, certainement, mis à l’abri le pays d’un scénario plus complexe et dont on mesure l’efficience, nonobstant certaines conséquences inéluctables du fait du coup dur porté à plusieurs secteurs d’activité, notamment les petites entreprises. Les moyens colossaux engagés ont eu pour mission réussie de contenir du moins les grands équilibres à même de traverser le maelstrom planétaire sans grands dégâts. Tout en engendrant une décroissance de 6,5% en 2020, la réaction politique du gouvernement algérien, estime la BM, a été rapide face à la pandémie. «Le gouvernement a alloué au secteur de la santé 3,7 milliards (mds) DA (473,6 millions de dollars) pour le matériel médical, 16,5 mds DA (128,9 millions de dollars) pour des primes destinées à ses travailleurs et 8,9 mds DA (69,5 millions de dollars) pour son développement», rapporte-t-on dans la note. Si elle n’a pas la mesure d’un plan Marshall, la politique du gouvernement s’est avérée donc concluante à plus d’un titre, laissant espérer une meilleure sortie de crise, que le cours actuel du marché pétrolier semble favoriser. En effet, le prix d’exportation du pétrole algérien devrait atteindre 42 dollars cette année, contre 40,4 dollars en 2020. Ce qui, à coup sûr, donnerait aux autorités un argument de taille pour une reprise économique que tout le monde appelle de ses vœux, pour peu que suive la réduction, tel que le suggère l’institution de Bretton Woods, des déséquilibres macroéconomiques et une relance franche de la demande intérieure globale, de la production et des exportations d’hydrocarbures.
Horizons

Une armée performante au service d’une Algérie forte

Tindouf et Béchar ont vécu fièrement la démonstration de force de l’Armée nationale populaire (ANP), forte, moderne et développée. Baptisées El Hazm 2021, les manœuvres terrestres et aériennes impressionnantes, retransmises à la Télévision nationale, ont clairement rassuré sur les capacités de défense nationale et du professionnalisme à toute épreuve des vaillants soldats dont le sens du sacrifice, réitéré par les martyrs du devoir à Jijel et Tipasa, n’a d’égal que la détermination de relever tous les défis et de répondre efficacement aux menaces d’où qu’elles viennent. Totalement acquise aux vertus de la non-ingérence dans les affaires intérieures des pays, aux antipodes de la nature expansionniste et belliqueuse des entités coloniales unies par le projet de déstabilisation régionale, l’ANP se consacre fondamentalement à la préservation de la souveraineté nationale chèrement acquise au prix des énormes sacrifices consentis dans la glorieuse lutte pour l’indépendance nationale et le combat épique contre le terrorisme. L’Algérie de la liberté, de la paix et de la stabilité est indéniablement un acquis qu’il s’agit absolument de préserver et de fructifier, particulièrement dans cette conjoncture chargée de grands défis. De Béchar, le chef d’état-major, Saïd Chanegriha, a pointé du doigt les «menaces multiformes et multidimensionnelles» significatives de la conspiration aux frontières alimentée par le deal honteusement conclu avec les groupes terroristes sévissant au Sahel et le redéploiement sioniste au Maghreb favorisé par la normalisation de l’indignité. Du serment de Novembre à El Azm de Béchar, le devoir de fidélité caractérise l’engagement de l’ANP de mettre en échec les desseins criminels des «ennemis d’hier et d’aujourd’hui» et de s’élever au rang du legs des chouhada et des exigences du devoir national accompli en toute circonstance. «L’Algérie, grande et forte de par son histoire et sa géographie, mérite que son armée soit constamment à la hauteur des enjeux auxquels elle fait face aujourd’hui et qu’elle demeure éternellement libre et souveraine», a-t-il souligné au 2e jour de sa visite d’inspection à la 3e Région militaire. Particulièrement ciblée, la nouvelle Algérie, qui avance sereinement pour s’imposer en puissance émergente dans le nouveau monde, porteur de bouleversements géostratégiques perceptibles dans la bataille féroce de l’après-pandémie, dispose des capacités réelles de riposte attestées par le niveau de performance optimale et le professionnalisme de l’ANP, conforté par la solidité du front interne. Dans toutes les épreuves, l’engagement patriotique a toujours prévalu pour se défaire de la barbarie coloniale, des avatars du terrorisme au service du projet néocolonial et des attaques contre l’Etat national affaibli par le règne du despotisme et de la corruption. Le sursaut historique citoyen, en rempart contre toutes les formes d’ingérence, est la meilleure preuve d’un attachement indéfectible à la sauvegarde de la souveraineté nationale et de la communion entre un peuple, son Etat et son armée.
 Horizons

L’Amérique de Biden à l’épreuve de la légalité

L’Amérique retient son souffle. Elle est suspendue à l’investiture de son 46e Président, marquée à jamais par le sceau de l’infamie de son prédécesseur, coupable du viol de la démocratie américaine et de la légalité internationale. L’image d’une Amérique forte et unie a été gravement ternie par les errements du «trumpisme», privilégiant l’unilatéralisme et le mépris des institutions nationales et multilatérales. L’assaut lancé contre le temple de la démocratie, gravé à jamais dans la conscience américaine, et le deal de la honte en violation du principe fondateur de l’autodétermination, chère à l’Amérique souveraine et libre, sont les manifestations d’une dérive qui a porté atteinte aux symboles de la démocratie et de l’Etat de droit. Au cœur du Capitole en état de siège, le nouveau Président s’emploie, sous le signe de «l’Amérique unie», à restaurer une démocratie vacillante dans une Amérique divisée et affaiblie par une gestion chaotique de la pandémie. L’héritage est lourd pour la nouvelle Administration démocrate, appelée en urgence à mettre fin aux violences raciales, à s’engager dans une campagne massive de vaccination et à faire face aux retombées de la crise économique et sociale. Mais l’«Amérique de retour», proclamée par le président Biden, le 24 novembre, lors de la présentation des responsables qui conduiront la politique étrangère, traduit une volonté réelle de restaurer «le leadership moral et mondial» intimement lié au respect de la légalité internationale et à la gestion consensuelle des questions internationales. La nouvelle Administration est prioritairement interpellée par la décision de Trump de reconnaître la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, unanimement dénoncée par les hauts responsables et personnalités influentes, les écrivains, les chercheurs et les organisations internationales et mondiales, telles l’ONU, l’Union africaine et l’Union européenne. L’expression d’un consensus massif milite pour une annulation pure et simple de la proclamation de son prédécesseur. «Nous espérons simplement que l’Administration Biden défera cette violation historique du droit international», a déclaré le représentant du Front Polisario à Washington, Mouloud Saïd, espérant le retour d’une Amérique «sensible à la liberté, la démocratie et le droit fondamental de l’homme à l’autodétermination». Il s’agit, surtout, d’un retour à la légalité internationale en vecteur de la paix, de la stabilité dans une région des défis sécuritaires et des perspectives de coopération multiforme.
 Horizons

Le message de fermeté et de confiance

Le virus du terrorisme, régénéré à l’ombre de la pandémie annonciatrice d’un remodelage de l’ordre mondial, ne peut en aucune manière affecter l’Algérie totalement immunisée par la résistance épique d’un peuple désormais conscient de la face cachée du projet néocolonial qui a failli emporter l’Etat national et provoquer, sous les oripeaux du «printemps arabe», l’asservissement et la destruction du monde arabe. Le défi sera encore une fois relevé pour éradiquer les résidus du terrorisme en guerre contre les citoyens, comme le prouve le lâche attentat de Tébessa, et érigé en instrument de déstabilisation par leurs commanditaires. «Je dis bien tous les défis, quelle que soit leur nature, au service de l’intérêt suprême de l’Algérie», a souligné le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), Saïd Chanegriha, effectuant une inspection aux unités de combat déployées le long de la frontière, lors de sa visite à la 3e Région militaire à Béchar. Le message de confiance et de fermeté exprime une détermination sans faille visant à assurer la sécurisation des frontières et à mettre en échec «tous les desseins hostiles». Le deal de la honte conclu entre la monarchie marocaine aux abois et l’entité sioniste, et la compromission des financiers du terrorisme révèlent la nature des menaces «multiformes et multidimensionnelles» qui ciblent particulièrement la nouvelle Algérie des réformes attachée à la sauvegarde de la souveraineté nationale et à la consécration des droits légitimes à l’indépendance, à la paix et au progrès. Les acquis de la lutte antiterroriste, confortés par le bilan éloquent de 2020 et des résultats de la double opération menée victorieusement à Jijel et Tipasa, forgent la capacité de résistance et de riposte de l’ANP forte des qualités intrinsèques de professionnalisme et d’expertise, unanimement reconnues, du sens du devoir et de sacrifices jamais démentis. «La démarche patriotique et authentique», évoquée par le chef d’état-major dans son intervention, se fonde sur une stratégie homogène et une approche globale tendant à améliorer la performance opérationnelle. En rempart infranchissable, l’ANP se prépare à relever tous les défis qu’elle a su, grâce à la mobilisation populaire, remporter.
 Horizons

L’Afrique au cœur 

L’Afrique est le nouvel horizon de l’Algérie. Non pas qu’elle vient de subitement découvrir ce continent pétri de richesses naturelles, mais parce que l’Afrique vient de s’éveiller à sa force et à ses potentialités. L’Afrique a commencé à croire en elle-même et en un destin plus prospère pour ses peuples. Si ce n’est que le début d’une longue marche, il est un fait, les Africains s’éloignent inéluctablement des chemins sans issue, quand ils ne débouchent sur des situations dramatiques, que les anciennes puissances coloniales ont toujours poussé à emprunter. Encore en lutte pour sa propre indépendance, l’Algérie avait déjà pleine conscience de sa dimension africaine et de la communauté de destin qui la liait au reste du continent. Indépendante, l’Algérie n’a pas ménagé ses efforts, ni épargné ses moyens pour aider les peuples opprimés et achever la libération du continent du joug colonial. Qui ne se souvient de la fameuse répartie d’Amilcar Cabral : «Les chrétiens vont au Vatican, les musulmans à La Mecque et les révolutionnaires à Alger.» Il aura fallu quelques décennies pour que l’Afrique passe son âge ingrat et tire enseignements de ses dures leçons. Mais aujourd’hui, le fait est là : l’Afrique a bel et bien entamé sa mue politique et son essor économique, que la mise en place d’une zone de libre-échange, effective depuis le début de l’année en cours, ne pourra que transformer, durablement, en véritable dynamique. Les experts le crient sur tous les toits, l’Afrique est le nouvel eldorado, l’Afrique sera dans le futur proche nouveau moteur de la croissance mondiale. Et tous les prétendants s’empressent à investir ce champ quasi vierge. L’Algérie n’est évidemment pas de taille à concurrencer des puissances comme l’UE, les USA ou la Chine, mais elle n’en est pas moins capable de se tailler une place à sa dimension et de se ménager des perspectives à la hauteur de ses ambitions. C’est d’ailleurs une des missions que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a assignée à l’équipe gouvernementale actuelle qui peut compter sur les atouts non négligeables dont dispose le pays, à commencer par son aura auprès des peuples et dirigeants africains, de son appareil économique suffisamment solide et des infrastructures qu’elle a déjà érigées et des nouvelles qu’elle s’efforce de déployer en faveur de la densification des échanges avec le reste du continent. L’intérêt que l’Algérie porte à l’Afrique ne se limite pas au seul volet économique, qu’elle lie d’ailleurs à l’impérieuse nécessité d’asseoir définitivement un climat de paix et de sécurité au sein du continent, tout comme elle élève en élément fondamental le dialogue inclusif comme moyen privilégié de règlement des différends politiques qui peuvent survenir, tant au sein d’un même pays, qu’entre voisins frontaliers ou régionaux. L’Afrique, dans la conception du président de la République, n’est pas un simple horizon conjoncturel imposé par des considérations mercantiles, mais une vision stratégique dont l’objectif ultime est d’atteindre une véritable émancipation du continent.
 Horizons

  • reboisement  barrage Douira
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Santé

Destination Algérie

L'agenda

 

Ministère de la Solidarité

La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mme Kaoutar Krikou, présidera, le 8 mars  à 14h, au siège du ministère des Affaires étrangères, la cérémonie de célébration de la Journée internationale de la femme.

Ministère de l’Environnement

La ministre de l’Environnement, Mme Dalila Boudjemaâ, présidera, le 8 mars  à 11h, la cérémonie célébration de la Journée internationale de la femme de célébration où les femmes du secteur seront à l’honneur.



Opéra d’Alger
L’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh lance des ateliers d’initiation au chant ouverts dans les répertoires traditionnels et universels. Les inscriptions auront lieu jusqu’au 15 mars 2021.



HCA

Le Haut-Commissariat à l’amazighité organise, le 8 mars, dans la wilaya de Tipasa, une table ronde suivie d’une présentation exclusive des actes du Colloque international «La résistance de la femme dans l’Afrique du Nord de l’Antiquité au XIXe siècle».

DGF

La Direction générale des forêts organise, les 7 et 8 mars, au Centre international des conférences, Alger, un atelier d’élaboration du plan d’action pour la promotion des produits forestiers non ligneux en Algérie.


Don de sang

La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire don de sang.

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