L'éditorial
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Dimanche 07 Mars 2021
Journal Electronique

Le défi de l’intégration africaine

D’Alger à Lagos, et bien au-delà, la nouvelle Afrique trace son sillon dans la voie de la renaissance continentale. Imaginé, il y a près de deux décennies par les pionniers du Nepad, le rêve d’une Afrique unie et forte est devenu une réalité traduite en actes concrets par la mise en place d’une zone de libre-échange, entrée en vigueur le 1er janvier et ratifiée par 34 pays (sur les 54 que compte l’Union africaine) dont l’Algérie a été l’un des premiers signataires. A l’épreuve de la pandémie qui a gravement affecté les économies africaines et révélé la tendance au repli sur soi des pays développés, la prise de conscience de plus en plus grande de la nécessité d’une accélération de ce projet ambitieux se fonde sur les énormes potentialités de l’Afrique, déterminée à relever le défi de la croissance et de la stabilité régionale, minée par la persistance des conflits et aggravée par l’ingérence des puissances étrangères. L’Afrique doit nécessairement se réapproprier le rôle central qui lui revient de droit dans la gestion des crises africaines pour faire «taire les armes» et retrouver sa place dans le concert des nations. A la faveur de la Zlecaf, un grand pas a été fait par l’Union africaine forte des promesses d’intégration dans un marché qui compte 1,3 milliard de personnes et 3.400 milliards de dollars. Il s’agit indéniablement d’une opportunité pour combattre la dépendance, la marginalisation historique et la pauvreté. Ce projet phare de l’Agenda 2063 «reflète la parfaite volonté des Etats africains de renforcer leur intégration régionale et de créer un marché commun, favorisant l’amélioration de la performance économique du continent», a affirmé le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, lors de la rencontre de haut niveau organisée à l’occasion du 20e anniversaire du Nepad devenue l’Agence de développement de l’Union africaine. Cette importante avancée, qui traduit la capacité de l’Afrique à «compter sur soi», s’appuie sur les acquis enregistrés par le Nepad qui a permis la réalisation d’nfrastructures nationales et régionales. En pionnier du Nepad, l’Algérie a œuvré au renforcement de la coopération régionale. D’Alger au Lagos, et dans l’espace sahélien, l’approche intégrationniste se fonde sur la concrétisation de la route transsaharienne, le lancement de la fibre optique, l’instauration du hub aéroportuaire à Tamanrasset et la consolidation des mégaprojets des ports de Djendjen et Hamdania en poumon du commerce intra-africain. Le défi de l’intégration africaine est à portée de la nouvelle Afrique unie et solidaire.
Horizons

 

Transparence et performance

La transition numérique et la maîtrise des statistiques constituent le fer de lance des réformes douanières au centre du programme de relance. Au cours de la célébration de la Journée internationale de la douane, placée sous le haut patronage du président de la République, cette mutation structurelle dicte l’urgence d’une institution «plus transparente, moderne et performante», ancrée dans les principes de bonne gouvernance et d’éthique nécessitant une modernisation des modes de gestion, la valorisation des ressources humaines et un engagement sans faille de la famille douanière unie dans l’effort de protection de l’économie nationale. Face aux enjeux du nouveau monde, marqué par la loi implacable de la concurrence, la mobilisation de toutes les institutions interpelle particulièrement le corps de la douane en rempart contre les fléaux de la bureaucratie, du blanchiment d’argent, de la surfacturation, de la contrebande, du crime organisé transfrontalier et des atteintes au patrimoine culturel. Au cœur du plan de relance, l’institution douanière doit s’imposer en acteur majeur dans l’accompagnement d’une économie diversifiée, l’amélioration du climat des affaires et la promotion des investissements. Dans son intervention, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a appelé le corps des Douanes à «œuvrer à la promotion d’un environnement économique concurrentiel, en favorisant un investissement productif, en assurant la protection du produit national et la contribution active à la consécration des équilibres financiers, à travers une politique efficiente de recouvrement des taxes douanières». Malgré le poids de la pandémie et la baisse des importations, passant de 41,93 milliards de dollars en 2019, à 34,39 milliards de dollars en 2020, le niveau de recouvrement a atteint le seuil de 2 milliards de dollars, a assuré le directeur général des Douanes, Noureddine Khaldi. A l’épreuve du renouveau économique, la douane amorce un virage décisif tributaire de sa capacité à mener à bien les réformes pour accompagner efficacement le processus de relance et mieux s’adapter aux mutations économiques internationales. Les chantiers de la réforme douanière, annoncés par le ministre des Finances, Aymen Benabderrahmane, sont donc lancés. Ils portent sur la mise en place d’un guichet unique, opérationnel dès cette semaine, la finalisation du système d’information et de traitement des données et la numérisation.
 Horizons

Une compétition à chances égalesذ

Le défi est lancé. La nouvelle Algérie veut résolument se défaire des avanies d’un régime pourri pour se consacrer à l’instauration d’un Etat de droit et d’une véritable démocratie en communion avec les valeurs novembriennes et les attentes populaires en faveur d’une ère de liberté et de justice. La remise sur les rails passe par un changement radical avec le lourd héritage de la marginalisation et de la discrimination qui a privilégié le clanisme et le clientélisme au détriment des droits fondamentaux des citoyens. Les chantiers de la refondation nationale imposent un nouveau mode de gouvernance en rupture avec les pratiques d’allégeance, consacrées par la fraude électorale, la répartition des sièges par quota et la mainmise des milieux d’affaires véreux sur la vie politique et institutionnelle. Au cœur de la nouvelle loi électorale, soumise à un débat national, la souveraineté populaire est la clé de voûte de la reconstruction démocratique fondée sur le principe inaliénable du choix libre des représentants des institutions légitimes et crédibles. «Ce nouveau projet vise à garantir l’égalité des chances entre tous les acteurs parmi les anciens et les nouveaux partis politiques», a déclaré, sur les ondes de la Chaîne 2 de la Radio nationale, le président de l’Autorité nationale indépendante des élections, Mohamed Charfi. La césure est inévitable pour amorcer une ère nouvelle qui prône la transparence et la moralisation de la vie politique. Dans la nouvelle loi électorale, l’abandon de la tête de liste contribue à mettre fin au système de squotas antidémocratique, à l’achat des votes et à l’intervention des affairistes dans le processus électoral. La transparence est de mise dans un scrutin libre, régulier et intègre. Aux côtés de l’Anie, dont la mission de surveillance a été renforcée, il est pleinement reconnu aux représentants des candidats et des partis politiques le droit absolu de désigner des observateurs dans les bureaux de vote. La crédibilité du processus électoral est également confortée par la mise en place d’une commission de contrôle du financement de la campagne électorale, placée sous l’égide de l’Anie et composée des magistrats du Conseil d’Etat, de la Cour suprême, des représentants de la Cour des comptes, du ministère des Finances et de la Haute-Autorité de transparence, de prévention et de la lutte contre la corruption, pour attester de la fiabilité et de la validité des opérations électorales. Le nouveau mode électoral, dédié à la lutte contre la corruption et la fraude, a annoncé l’ère de la compétition à chances égales.
 Horizons

Le devoir de vérité historique

A une année du 60e anniversaire de l’indépendance, la question mémorielle revient en force. Elle s’impose en catalyseur d’une nouvelle ère chargée d’espoir de réconciliation et de coopération multiforme à laquelle le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et son homologue français se sont engagés pour promouvoir un climat d’apaisement et de rapprochement. Dans un entretien téléphonique, le président Emmanuel Macron a réitéré, hier, sa volonté de poursuivre ensemble les efforts sur les questions d’intérêt commun d’ordre économique, régional et mémoriel. Fortement attendu donc, le rapport établi par l’historien Benjamin Stora, publié le jour même de sa remise à l’Elysée, le 20 janvier dernier, est significatif d’une démarche, certes louable, néanmoins tributaire d’un traitement impartial et objectif qui doit tout au devoir de vérité historique sur le siècle colonial dont la barbarie n’a pas d’égale dans toute l’humanité. Par-delà l’approche académique d’un rapport, préconisant des «gestes symboliques», appelant notamment à la célébration des dates-anniversaires (accords d’Evian et massacres du 17 Octobre), la restitution de l’épée de l’Emir Abdelkader, la reconnaissance de l’assassinat de l’avocat Ali Boumendjel par les forces coloniales, les essais nucléaires et la relance des questions des archives et les mines antipersonnel, cette vision parcellaire doit impérativement et nécessairement s’appuyer sur la reconnaissance pleine et entière des crimes coloniaux imprescriptibles. Loin de toute forme d’amnésie et d’occultation du caractère génocidaire d’une «colonisation pas comme les autres», comme le reconnaît le journaliste français, Jean-Michel Apathie, cette exigence historique, portée par le modèle de réconciliation franco-allemande, est légitimée par la dénonciation de la colonisation française par Macron, qui, en 2017, l’a qualifiée de «crime contre l’humanité». Elle s’impose en vérité historique inaliénable et incontournable que la commission «mémoire et vérité», proposée par Benjamin Stora et conçue pour impulser des «initiatives communes», doit refléter pour rendre justice à l’Histoire. Elle interpelle puissamment l’Etat, la société, la clase politique et les intellectuels français appelés à se défaire des résidus des nostalgiques de l’éden perdu et de la pensée néocoloniale pour s’inscrire résolument et franchement dans une réelle perspective de réconciliation solide et durable que la restitution des restes mortuaires de 24 résistants algériens laisse espérer. «L’Algérie a déjà reçu des demi-excuses», a affirmé le président Tebboune, le 20 juillet 2020, à France 24, invitant Paris à «faire un autre pas» dans la perspective de rapprochement et de relance des relations politiques, économiques et culturelles.
Horizons

Démocratie et citoyenneté

Le chantier de la refondation nationale marque un saut qualitatif en faveur d’une nouvelle ère qui clôt définitivement le chapitre honteux des dérives autocratiques et du déni des droits citoyens dans la patrie de la liberté, de la fierté et de la dignité durement arrachées. Dans cette construction démocratique, le citoyen est le moteur du changement pleinement consacré par la constitutionnalisation du hirak populaire et de la société civile, la protection réglementaire des associations et leur participation en matière de gouvernance locale et nationale. Erigée en partenaire majeur dans l’édification de la nouvelle Algérie, la société civile, dotée d’un observatoire placée auprès du président de la République, est appelée à accompagner l’Etat dans l’effort de développement et le processus de renouvellement des institutions.
En digne représentant des citoyens dont elle est très proche, elle se doit de ne pas être seulement un réservoir d’élus, mais également de veiller à l’intégrité du processus électoral et au respect du vote populaire au cœur de la révision de la loi organique portant régime électoral. L’article 2 stipule que «la souveraineté appartient au peuple». Dans le nouveau mode électoral, la consécration du choix libre et souverain du peuple marque une volonté réelle de tourner la page de l’allégeance et de la corruption des élites politiques soumises au régime des quotas et des privilèges indus incompatibles avec le droit inaliénable au développement équitable et juste. Il lui appartient donc d’exprimer le choix de ses représentants dans des élections légitimes et transparentes que tout citoyen peut légalement contester. Cette mutation démocratique prône une ouverture sur la société, à travers la mise en place des critères, bannissant le système des quotas, la fraude électorale, l’achat du vote et la mainmise des milieux d’affaires sur la politique. Il est institué une égalité des chances qui impose une parité homme-femme et une représentation des jeunes à hauteur du tiers des listes électorales. Il s’agit d’une avancée indéniable dans la quête des institutions représentatives, crédibles et légitimes. Le temps de l’argent sale et de l’opacité qui a longtemps prévalu est fini. Voici venir le moment historique de la véritable démocratie au service des citoyens et de l’Algérie exclusivement, forte des attributs de la régularité et de la transparence du scrutin, confié à l’Autorité nationale indépendante des élections et soumis au contrôle d’un comité indépendant constitué des représentants de la Cour d’Etat, de la Cour des comptes et de la Cour suprême.
 Horizons

 

  • reboisement  barrage Douira
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Santé

Destination Algérie

L'agenda

 

Ministère de la Solidarité

La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mme Kaoutar Krikou, présidera, le 8 mars  à 14h, au siège du ministère des Affaires étrangères, la cérémonie de célébration de la Journée internationale de la femme.

Ministère de l’Environnement

La ministre de l’Environnement, Mme Dalila Boudjemaâ, présidera, le 8 mars  à 11h, la cérémonie célébration de la Journée internationale de la femme de célébration où les femmes du secteur seront à l’honneur.



Opéra d’Alger
L’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh lance des ateliers d’initiation au chant ouverts dans les répertoires traditionnels et universels. Les inscriptions auront lieu jusqu’au 15 mars 2021.



HCA

Le Haut-Commissariat à l’amazighité organise, le 8 mars, dans la wilaya de Tipasa, une table ronde suivie d’une présentation exclusive des actes du Colloque international «La résistance de la femme dans l’Afrique du Nord de l’Antiquité au XIXe siècle».

DGF

La Direction générale des forêts organise, les 7 et 8 mars, au Centre international des conférences, Alger, un atelier d’élaboration du plan d’action pour la promotion des produits forestiers non ligneux en Algérie.


Don de sang

La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire don de sang.

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