L'éditorial
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Dimanche 07 Mars 2021
Journal Electronique

Une solidarité à toute épreuve

A quelques jours du 61e anniversaire du massacre de Sakiet Sidi Youcef, scellant la communauté de destin, la fraternité algéro-tunisienne exemplaire prend toute sa valeur à l’heure des défis imposés par la pandémie et les bouleversements géostratégiques de grande intensité. Forgée à l’aune d’une solidarité indéfectible que rien ne saurait altérer, cette relation stratégique est la preuve intangible de la viabilité du projet d’intégration maghrébine réduit à néant par le torpillage en règle entrepris, depuis le gel des activités de l’Union du Maghreb arabe, décrété par le Maroc, et confirmé par le processus de normalisation avec l’entité sioniste aux antipodes des idéaux d’unité et de coopération des peuples de la région. A l’épreuve des défis sécuritaires et des velléités de déstabilisation régionale, le rempart algéro-tunisien se consolide dans un environnement marqué par la persistance de la menace terroriste et la guerre par procuration ouvertement menée dans la poudrière libyenne. «L’Algérie est notre patrie sœur», a affirmé le président Kaïs Saïed, consacrant, trois mois seulement après son élection, sa première visite à l’étranger à l’Algérie. De longue tradition, cette solidarité se décline en actes concrets. Aux côtés de la Tunisie, en toutes circonstances, l’Algérie reste le soutien le plus sûr dans la lutte contre le terrorisme et en temps de pandémie, l’un et l’autre de ces fléaux révélant les tares de la vision égocentriste et l’indifférence des pays occidentaux. Alors que le manque de touristes étrangers a frappé de plein fouet la Tunisie de la transition démocratique, érigée pourtant en modèle de réussite, l’afflux des Algériens (près de 2,5 millions en 2019) a constitué pour elle une bouffée d’oxygène. La fraternité algéro-tunisienne, arrosée du sang des martyrs des massacres de Sakiet Sidi Youcef, prend tout son sens dans le rapatriement de 10 Tunisiens de la ville chinoise de Wuhan avec les 36 ressortissants algériens. Cet engagement s’est traduit par l’approvisionnement en gaz des habitants de Sakiet Sidi Youcef, et, pour la 4e fois depuis 2011, la dotation d’une aide financière de 150 millions de dollars à zéro taux d’intérêt décidée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. «A l’avant-garde des relations internationales et régionales», comme l’atteste le président d’Ennahdha, Rached Ghanouchi, le modèle algéro-tunisien ne saurait souffrir des agissements haineux des prêcheurs en eaux troubles. «Nous ne tolérons aucune atteinte à la relation stratégique entre l’Algérie et la Tunisie», a-t-il déclaré à la Radio algérienne internationale, exprimant sa reconnaissance pour les efforts de l’Algérie, Etat et peuple, «aux côtés des Tunisiens dans les moments difficiles». La solidarité sincère et désintéressée n’a pas de prix
 Horizons

Les urgences du nouveau mode électoral

Le projet de révision de la loi organique portant régime électoral, privilégiant la légitimité des institutions réellement représentatives à la logique des quotas antidémocratiques, entre dans sa phase active. Deux semaines après la remise de la mouture aux partis politiques, la transmission des propositions au comité d’experts, présidé par le professeur émérite Ahmed Laraba, est un indicateur de l’enracinement de la démarche consensuelle qui exclut toute forme de discrimination et de marginalisation. Loin du marchandage et du négativisme d’une minorité, accrochée aux chimères d’une transition chaotique et des agissements douteux des relais des tenants de la déstabilisation permanente, la participation efficiente de la classe politique au débat aussi large que possible plébiscite la quête d’un changement aux couleurs de l’Algérie nouvelle. Quelque 35 partis ont déjà transmis leurs suggestions au comité chargé de l’élaboration du projet de révision de la loi électorale, a indiqué, sur les ondes de la Radio nationale, le rapporteur de la commission, le professeur Walid Laggoune. Cette adhésion consacre le choix majoritaire d’un nouveau mode électoral fondé sur le libre exercice du droit de vote dans un scrutin à la représentation proportionnelle. Plus de hiérarchisation génératrice de la corruption politique en obstacle à l’émergence d’une élite compétente à l’échelle locale et nationale, au règne de l’argent sale et de la fraude électorale, la consécration du libre choix des électeurs et les exigences de transparence et de régularité du scrutin sont les piliers du nouveau mode électoral qui a introduit le principe du vote préférentiel sur une liste ouverte et de l’égalité des chances. La suppression des têtes de liste, la parité homme-femme et la participation en force des jeunes à la vie politique fondent l’essence d’une représentation équilibrée dans des institutions légitimes de nature à rétablir la confiance entre l’Etat et les citoyens. Dans cette refondation du paysage politique, aussi nécessaire que vitale, le renforcement des prérogatives constitutionnelles de l’Autorité nationale indépendante des élections vise à garantir une consultation libre et transparente à travers les modalités de surveillance des opérations électorales et de contrôle du financement de la campagne. Il est désormais exigé des candidats de disposer d’un compte courant et de désigner un trésorier pour permettre de vérifier la traçabilité des fonds totalement interdits s’agissant de l’aide sous quelque forme que ce soit des parties étrangères, à l’exception de la communauté algérienne établie à l’étranger. A cet effet, une commission de contrôle, placée sous l’égide de l’Anie, a été instituée pour veiller à la transparence et à la régularité du processus électoral.
 Horizons

L’ultime épreuve 

La bataille de la vaccination bat son plein. Elle est marquée du sceau de la course effrénée au vaccin engagée dans le monde. Le spectre du chaos qui plane sur l’Europe, confrontée à la montée des nouveaux variants de la Covid-19 plus mortels et plus contagieux et livrée à la loi des laboratoires peu respectueux des engagements contractés, appelle à une mobilisation de tous les instants. Comme au premier jour de la pandémie, l’Algérie s’emploie méthodiquement et durablement à se doter de tous les moyens pour enrayer la propagation du virus, du reste remarquablement contenue, et se lancer avec force dans l’ultime épreuve. L’accès rapide au vaccin et le lancement de la campagne de vaccination, exigés par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, ont, encore une fois, démontré la sagacité et l’efficience d’une démarche confortée par des perspectives de coopération entre l’Algérie et la Russie pour la fabrication du vaccin Sputnik V en Algérie, abordée lors de l’audience accordée par le Premier ministre Abdelaziz Djerad à l’ambassadeur russe à Alger. Sous de bons auspices, la bataille de longue haleine de la vaccination se traduit indéniablement par le climat de confiance perceptible dans le «bon exemple» de Blida et les assurances du Premier ministre qui a reçu, dimanche dernier, la première injection au niveau de la polyclinique Bouchenafa, sise aux Sources, Alger. De Blida à Alger, le plan de vaccination se met en place pour toucher, dans un premier temps, les wilayas les plus atteintes. Il importe de briser, efficacement et au plus vite, la chaîne des contaminations. Tout au long de l’année 2021, l’opération se poursuivra dans toutes les régions, notamment les zones d’ombre et enclavées, pour garantir l’immunité collective. Il y a lieu d’espérer et de croire à la fin du cauchemar qui n’a que trop duré. Et, à la faveur d’une démarche «modulable et flexible», évoquée par le porte-parole du comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie,
le Dr Djamel Fourar, les signes d’espoir sont véhiculés par l’engagement de l’Etat déterminé à tout mettre en œuvre pour assurer, à n’importe quel prix, la disponibilité du vaccin en quantité suffisante et mettre l’Algérie à l’abri de toutes les turbulences. Forte de ses traditions et de ses capacités prouvées à maintes occasions, l’Algérie peut relever le défi de tous les enjeux.
 Horizons

Le test de vérité

Il faut savoir vigilance et patience garder. Jusqu’au bout, le combat collectif, qui a donné jusque-là des résultats satisfaisants, doit se poursuivre dans le strict respect du confinement partiel à domicile, prolongé de 15 jours pour les 29 wilayas les plus touchés, et des mesures de fermeture ou de limitation de certaines activités porteuses de risque de contamination. Rien n’est définitivement acquis. Le devoir de mobilisation prend une signification particulière dans cette étape charnière de vaccination. L’arrivée du premier lot de 50.000 doses du vaccin Sputnik V, homologué et utilisé dans 25 pays, et des autres laboratoires anglo-suédois, chinois et indiens, a donné le coup d’envoi au lancement du plan national de vaccination, confié au comité interministériel installé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Les modalités de suivi des commandes de vaccination ont été au centre de la réunion tenue sous la présidence du Premier ministre, Abdelaziz Djerad, pour garantir le déroulement dans les meilleures conditions de la campagne lancée symboliquement de la ville martyre de Blida. Le «bon exemple» du Dr Slatnia Imène et du directeur de la santé de la wilaya de Blida, Ahmed Djemaïa, recevant en premiers leur dose du vaccin, a suscité un engouement de la population locale, prenant d’assaut la clinique de la cité les Bananiers de Blida. Dans cette première phase, dédiée au corps médical et aux personnes les plus vulnérables, avant d’être élargie aux catégories à risque de contamination et de transmission élevé, la mise en œuvre du plan national de vaccination qui vise à assurer une immunité collective est confortée par un engagement résolu de l’Etat, mobilisant, selon le porte-parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de l’évolution de la pandémie, le Dr Djamel Fourar, une enveloppe de 20 milliards de dinars pour le financement de l’acquisition du vaccin. Pour une planification rigoureuse et une bonne gestion opérationnelle du processus de vaccination, la mise en place de deux task-force contribue à rassurer sur les critères d’innocuité et de fiabilité d’un vaccin sûr et authentifié halal par la commission de la fetwa. Toute la chaîne logistique, allant du transport, au stockage et à la conservation, est établie pour garantir les chances de réussite de l’opération de la vaccination pour tous. Confiance et patience donc.
 Horizons

La bataille de l’immunité

Le premier cluster est définitivement scellé. De Blida, confrontée le 1er mars 2020 à la dure épreuve de la pandémie jusque-là inconnue en Algérie, le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, a procédé au lancement de la campagne de vaccination. Plus qu’un acte symbolique, cette étape décisive marque un engagement soutenu de l’Etat déterminé à éradiquer le fléau de la pandémie. Depuis la confirmation du premier cas de la Covid-19, le 25 février 2020 à Hassi Messaoud, touchant un ressortissant italien, la gestion efficiente a préservé l’Algérie de la catastrophe sanitaire durement vécue, à l’heure des variants anglais et sud-africains, par l’Europe soumise de nouveau à la dure loi du confinement. Erigée en priorité de toutes les priorités, la santé publique a été privilégiée, malgré son impact sur la vie économique et sociale, par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a appelé à sauver les vies humaines «quel qu’en soit le prix». Les résultats sont là pour attester de la fiabilité de la stratégie de lutte marquée par une maîtrise de la situation épidémiologique, une tendance baissière des cas de contamination, de réanimation et de décès et une diminution constante de la pression sur les hôpitaux et le corps médical au panthéon du sens de dévouement, des responsabilités et des sacrifices. Au-dessus de toute considération, il importe aujourd’hui de veiller à conforter les acquis hautement arrachés avec la même détermination et le formidable élan de mobilisation nationale. La réception du vaccin russe et anglo-suédois, qui sera suivie par l’arrivée prochaine d’autres lots en provenance de Chine et d’Inde, lance la campagne de vaccination pour briser la chaîne de contamination et mettre le cap sur la relance économique. Le temps est effectivement compté. Il sera implacable pour les retardataires du nouveau monde engagé dans la bataille de l’après-pandémie perceptible dans la course à la vaccination prompte et massive. C’est pourquoi l’appel du président de la République au choix rapide d’un vaccin sûr et fiable et au lancement, dès le mois de janvier de la campagne de vaccination, procède d’une volonté de se défaire de l’emprise de la pandémie. Forte des critères de «bonne innocuité» et des conditions de conservation, la vaccination qui touchera le corps médical, les personnes âgées ou atteintes de maladies chroniques pour être élargie ensuite aux catégories à forte contamination et transmission du virus, interpelle grandement la société appelée à s’impliquer dans la bataille finale de l’immunisation collective.
Horizons

  • reboisement  barrage Douira
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Santé

Destination Algérie

L'agenda

 

Ministère de la Solidarité

La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mme Kaoutar Krikou, présidera, le 8 mars  à 14h, au siège du ministère des Affaires étrangères, la cérémonie de célébration de la Journée internationale de la femme.

Ministère de l’Environnement

La ministre de l’Environnement, Mme Dalila Boudjemaâ, présidera, le 8 mars  à 11h, la cérémonie célébration de la Journée internationale de la femme de célébration où les femmes du secteur seront à l’honneur.



Opéra d’Alger
L’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh lance des ateliers d’initiation au chant ouverts dans les répertoires traditionnels et universels. Les inscriptions auront lieu jusqu’au 15 mars 2021.



HCA

Le Haut-Commissariat à l’amazighité organise, le 8 mars, dans la wilaya de Tipasa, une table ronde suivie d’une présentation exclusive des actes du Colloque international «La résistance de la femme dans l’Afrique du Nord de l’Antiquité au XIXe siècle».

DGF

La Direction générale des forêts organise, les 7 et 8 mars, au Centre international des conférences, Alger, un atelier d’élaboration du plan d’action pour la promotion des produits forestiers non ligneux en Algérie.


Don de sang

La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire don de sang.

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