L'éditorial
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Dimanche 07 Mars 2021
Journal Electronique

Les vertus du dialogue

La scène politique s’emballe. Elle est rythmée par le processus de dialogue sans exclusive lancé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dès son retour au pays. Cette démarche consensuelle consacre une volonté de concertation avec les représentants de la classe politique dont le moins que l’on puisse dire est que la qualité et la diversité des partenaires reçus par le président de la République représentent une avancée non négligeable dans la consolidation du front interne imposée autant par l’urgence des réformes politiques, économiques et sociales que par les tentatives de déstabilisation incessantes. Les menaces réelles aux frontières, traduites par la normalisation honteuse et le deal criminel conclu avec les groupes terroristes par le truchement du paiement des rançons, et les velléités de retour des résidus de l’ancien système, appelant à la désobéissance et à la violence imposent à tous les Algériens soucieux de l’avenir de l’Algérie stable et unie de conjuguer leurs efforts pour préserver la souveraineté nationale. Lors de sa rencontre avec le chef de l’Etat, le premier secrétaire du FFS, accompagné d’un membre de l’instance présidentielle du parti, a ainsi plaidé pour un «dialogue sérieux, responsable et transparent» à même de renforcer le front interne pour mettre en échec toute tentative de déstabilisation interne ou externe. Cette convergence est confortée par la participation en force au processus de dialogue des formations politiques, toutes tendances confondues, représentées par le Mouvement El Bina, El Islah, le MSP, El Moustakbal et Jil Jadid. Nul doute que cette dynamique connaîtra un approfondissement pour construire ensemble l’Algérie nouvelle, forte de la Constitution et attachée à promouvoir de nouvelles institutions élues légitimes et crédibles. Les réformes politiques et institutionnelles sont la clé de voûte du renouveau et de la relance économique, garantissant un rôle majeur dans le nouveau monde de tous les défis. En priorité, l’amendement du code électoral, de la loi sur les partis politiques, de la loi sur l’information et sur les associations interpelle la classe politique invitée à s’engager dans une ère de transparence et de légitimité aux antipodes des pratiques de la corruption politique et de l’allégeance privilégiée par un régime autocratique et prédateur.
 Horizons

La réconciliation mémorielle en question

La Gerboise, dans toutes ses variantes, est certainement la mise à l’épreuve de la question mémorielle interpellée par le déni d’un crime impuni. Il s’agit d’un «contresens» évoqué par deux experts en désarmement français, Patrice Bouveret et Jean-Marie Collin. Dans une tribune publiée dans «Le Monde», ils estiment qu’il est temps de déterrer un «sujet tabou» que le rapport de Benjamin Stora évoque subrepticement en préconisant la poursuite d’un «travail conjoint». Nulle référence donc au génocide et, encore moins, d’une reconnaissance de la responsabilité de la France dans ce crime contre l’humanité pourtant dénoncé par le candidat à la présidentielle de 2017, Emmanuelle Macron. Le devoir de vérité se légitime par le précédent polynésien, inscrit dans une logique de réparation, et le devoir de reconnaissance assumé par toutes les puissances nucléaires. Le droit des victimes à la manifestation de la vérité historique n’est pas seulement une revendication algérienne. Il est l’expression concrète de la légalité internationale pleinement consacrée, sous la présidence algérienne de la 1re commission de l’Assemblée générale de l’ONU, par l’adoption du traité sur l’interdiction des armes nucléaires qui entrera en vigueur le 21 janvier 2021, après la signature du 50e Etat, le Honduras. L’Algérie, qui a vécu dans sa chair un crime odieux, continue de souffrir des conséquences inhumaines génératrices de malformations congénitales, de cancers de tous types, de stérilité et de souffrances indicibles des populations sahraouis révélées par les caméras de la télévision nationale, à l’occasion de la célébration du 61e anniversaire de l’explosion de Reggane. Face à son contentieux nucléaire, la France a la responsabilité de lever le voile sur un dossier frappé du sceau «secret-défense», de contribuer à la déclassification des archives et à la décontamination pour assurer la sécurité sanitaire des générations futures et la préservation de l’écosystème. Il est temps de rendre justice aux victimes d’un crime commis contre l’Homme et la nature longtemps occulté. Cette épreuve de vérité est le passage obligé d’une réconciliation mémorielle durable qui transcende l’approche conjoncturelle et la vision à double standard. Elle exige impérativement, outre une indemnisation des victimes, une assistance technique pour l’identification des zones d’enfouissement des déchets nucléaires. La France de la réconciliation mémorielle peut-elle se réconcilier avec le devoir de justice et de vérité ?
 Horizons

Une étape décisive

Le retour du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, totalement rétabli après avoir subi une intervention chirurgicale au pied droit, consacre la victoire de «l’Algérie debout», apte à transcender la conjoncture actuelle, aussi contraignante soit-elle, forte de la confiance populaire et de la solidité des institutions nationales. Après un mois d’absence, la reprise en main des chantiers de la réforme tend à consolider les acquis hautement arrachés. La campagne de vaccination est une urgence absolue pour tourner la page sombre de la pandémie et permettre une entrée en force dans le nouveau monde impitoyable. La course féroce à la vaccination, soumise à la dure loi des producteurs et au monopole des plus nantis, atteste de l’importance de l’accès au plus vite au vaccin en quantité suffisante, exigé en temps opportun par le président de la République, et de sa production locale en partenariat avec le laboratoire russe Gamaleya. L’arrivée des vaccins russe, anglo-suédois et chinois lance la bataille de l’immunité collective grandement favorisée par l’état satisfaisant de la situation épidémiologique. Elle constitue indéniablement une étape décisive dans la marche en avant de l’Algérie nouvelle engagée dans le processus de changement à tous les niveaux, impulsé par l’élection du président de la République et la promulgation de la Constitution. Au cœur des réformes, le nouveau mode de gouvernance qui enregistre «du bon et du moins bon», comme a tenu à le souligner le président de la République peu avant son départ en Allemagne, est conçu pour satisfaire les attentes des citoyens, notamment dans les zones d’ombre et enclavées, et assurer une représentation réelle et crédible des élus dans les nouvelles institutions légitimées. A la faveur d’un «large consensus», le projet de loi portant régime électoral, porteur d’une dynamique de transparence et de régularité, est une priorité dans l’agenda du président de la République déterminé, à l’heure des défis régionaux et des bouleversements géostratégiques, à renforcer les bases d’une Algérie forte et unie. En rempart infranchissable, elle reste une puissance d’équilibre, attachée à promouvoir les valeurs de paix et de stabilité, et un partenaire privilégié au potentiel énorme et à la crédibilité reconnue par de nombreux pays.
Horizons

La voie de la réconciliation et des réformes

L’Algérie des réformes et de la stabilité reste incontestablement le partenaire de choix pour le Mali de la transition apaisée et sereine. Inscrite dans la dynamique de paix et de réconciliation et les efforts d’accompagnement permettant le retour à l’ordre constitutionnel, la 3e visite du ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, au Mali, marque un engagement constant exprimé à maintes reprises par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, affirmant l’entière disponibilité de l’Algérie aux côtés du peuple malien dans cette épreuve de reconstruction nationale et de consolidation des acquis de l’Accord d’Alger. Cette solidarité sans faille, mue par la communauté de destin et la volonté de paix une et indivisible, conforte le rôle central de l’Algérie, internationalement consacré et reconnu en «puissance d’équilibre» incontournable dans la région. «La solution au Mali sera à 90% algérienne», a souligné le président de la République. Sous la présidence du ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, la rencontre de Kidal représente un événement «inédit» et une opportunité pour la relance du processus de paix et de réconciliation. Pour la première fois, la réunion du Comité de suivi de la mise en œuvre de l’Accord de paix et de réconciliation, présidée par l’Algérie, en présence des autorités maliennes, des représentants des cinq pays membres du Conseil de sécurité et de la Minusma (mission onusienne), est perçue comme un signe d’espoir et de renouveau incarné par l’annonce d’un nouveau processus de DDR (Désarmement, démobilisation et réinsertion) et le retour de l’armée malienne, après six ans d’absence, significative de la restauration de l’autorité de l’Etat dans cette région névralgique. Le processus de réconciliation est en marche. «Cela constitue un événement inédit et un indicateur important à même de donner une forte impulsion au processus de paix et de réconciliation parrainé par l’Algérie, en coopération avec la communauté internationale», a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Boukadoum, relevant la qualité des relations bilatérales traduites par la rencontre avec le président malien Bah Ndaw, le vice-président, le colonel Assimi Goita, et son homologue Zeyni Moulaye. A la faveur d’un consensus international massif, la dynamique de réconciliation se renforce par le lancement des réformes politiques et institutionnelles «dans un climat apaisé et un environnement social serein», revendiqué par le Premier ministre, Moctar Ouane. Il s’agit, dira-t-il, lors d’une rencontre avec la classe politique malienne, de «construire ensemble des consensus et des compromis très forts» pour relever le défi de la transition et engager le nouveau Mali dans le processus électoral prévu en 2022. Prête à porter son soutien indéfectible, l’Algérie des réformes démocratiques est la voie toute indiquée.
 Horizons

La nécessaire cohésion sociale

Laptops, smartphones, tablettes, montres connectées et autres gadgets de l’ère moderne font désormais partie du paysage quotidien de l’Algérien, habitué également à aller de plus en plus sur le web pour contacter sa famille et ses connaissances, s’informer, se divertir, faire des achats et, avec le confinement imposé par la crise sanitaire, découvrir qu’il peut aussi faire du télétravail. Même avec quelque retard, comparativement à d’autres contrées, le numérique conquiert graduellement mais inexorablement tout le pays. Il n’y a pas d’échappatoire à cette évolution «naturelle, si l’on veut rester accroché à la locomotive du progrès et trouver place au sein de la civilisation du XXIe siècle. Ce basculement vers le tout-numérique, s’il est inévitable et tout aussi indispensable à la modernisation du pays, ne doit toutefois pas occulter les menaces sous-jacentes à l’usage de cette technologie. Or, force est de constater, et les experts l’ont longtemps répété, que ce danger a été totalement mésestimé, de sorte qu’aujourd’hui, le réseau numérique national pèche par sa fragilité sur le plan de la sécurité. Les activités criminelles classiques transposées dans le cyberespace sont toutefois un moindre mal. Celles-ci peuvent, avec des moyens techniques et un dispositif juridique idoine, être suffisamment réprimées pour en réduire et maîtriser la nocivité. Des dangers bien plus grands guettent et pèsent sur les nations imprudentes. Ainsi, la guerre idéologique et psychologique a trouvé dans le cyberespace une nouvelle vigueur. Les régimes politiques qui ne sont pas en odeur de sainteté chez les puissants du moment comme chez les envieux, sont la cible d’une véritable entreprise de déstabilisation. L’Algérie en sait quelque chose, qui fait front depuis plusieurs années à une offensive de ses ennemis par une campagne pernicieuse visant à ternir sa réputation internationale, accentuer ses fractures politiques, attenter à sa cohésion sociale… Ce constat, s’il doit être fait, exige une réponse adéquate. Le cyberespace a déjà été intégré comme champ d’opérations militaires par l’Armée nationale populaire. Mais c’est tout le pays qu’il faut éveiller à cette dimension pour sécuriser l’espace numérique national, former la ressource humaine, encourager la recherche scientifique dans ce domaine, produire du contenu et le domicilier localement. C’est une question de «souveraineté cybernétique», comme l’a si justement qualifié le ministre de la Communication, porte- parole du gouvernement, Ammar Belhimer.
 Horizons

  • reboisement  barrage Douira
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Santé

Destination Algérie

L'agenda

 

Ministère de la Solidarité

La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mme Kaoutar Krikou, présidera, le 8 mars  à 14h, au siège du ministère des Affaires étrangères, la cérémonie de célébration de la Journée internationale de la femme.

Ministère de l’Environnement

La ministre de l’Environnement, Mme Dalila Boudjemaâ, présidera, le 8 mars  à 11h, la cérémonie célébration de la Journée internationale de la femme de célébration où les femmes du secteur seront à l’honneur.



Opéra d’Alger
L’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh lance des ateliers d’initiation au chant ouverts dans les répertoires traditionnels et universels. Les inscriptions auront lieu jusqu’au 15 mars 2021.



HCA

Le Haut-Commissariat à l’amazighité organise, le 8 mars, dans la wilaya de Tipasa, une table ronde suivie d’une présentation exclusive des actes du Colloque international «La résistance de la femme dans l’Afrique du Nord de l’Antiquité au XIXe siècle».

DGF

La Direction générale des forêts organise, les 7 et 8 mars, au Centre international des conférences, Alger, un atelier d’élaboration du plan d’action pour la promotion des produits forestiers non ligneux en Algérie.


Don de sang

La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire don de sang.

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