L'éditorial
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Mercredi 28 Octobre 2020
Journal Electronique

L’opposition dans tous ses états 

L’épreuve référendaire a révélé les limites d’une opposition, toutes tendances confondues, en totale inadéquation avec les revendications populaires en faveur d’un changement radical du mode de gouvernance. Si la lame de fond du mouvement citoyen du 22 février a balayé un régime autocratique et discrédité la classe politique, accusée de complaisance et, pour certaines de ses composantes, de complicité active, marquée du sceau de la participation aux différents gouvernements et des faveurs de la distribution des quotas parlementaires, la forte mobilisation a accentué l’isolement de ce qui lui reste des partisans du boycott et du vote négatif. Dans le camp dit démocratique, l’éclatement du Pacte de l’alternative démocratique et les scissions en série affectant les partis influents, en perpétuelle guerre de leadership, posent la question devenue incontournable de la légitimité et de la représentativité. La viabilité des alliances entre la mouvance démocratique et les courants islamistes, regroupant les tenants de l’extrémisme de la triste époque et les dépositaires des valeurs identitaires érigées en fonds de commerce, a été totalement laminée par la résurgence des antagonismes et des divergences doctrinales. La désillusion a secoué le Mouvement de la société pour la paix, désavoué par l’Association El Islah oua el irchad, considérée comme son épine dorsale, et les figures de proue de la direction nationale. Le retour d’El Hachemi Djaâboub, nommé à la tête du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, et la levée de boucliers des anciens dirigeants ont sonné le glas d’un parti dans la tourmente. L’ancien président du conseil national du parti, Abderrahamane Saïdi, affichant sa solidarité avec le «forum du juste milieu» d’Aboujerra Soltani, a enfoncé le clou, en plaidant pour le projet de révision constitutionnelle, porteur des revendications du hirak populaire. Il a salué la «mobilisation politique» qualifiée de «point positif» et de preuve de l’intérêt que suscite le projet. En pleine dérive, le MSP est lâché de partout, notamment par les autres partis islamistes représentés par TAJ, El Bina et El Islah, mobilisés pour la réussite du scrutin du 1er novembre. L’étape post-référendum s’annonce pleine d’incertitudes pour une formation ramant à contre-courant des convictions de ses membres fondateurs et de la société algérienne.
 Horizons

Devoir de mobilisation

Le rendez-vous du 1er novembre approche à grands pas. Il interpelle toutes les énergies créatrices et les forces patriotiques sur le devoir de mobilisation et d’union pour conforter les bases de l’Etat national ébranlé par les dérives autocratiques d’une oligarchie prédatrice et ciblé par une campagne de déstabilisation féroce animée régulièrement par les nostalgiques de l’Eden perdu, leurs relais locaux et les apôtres de la fitna. De nouveau, l’histoire tend les bras à tous les enfants de l’Algérie historique, forte de son héritage lourd de sacrifices et de résistance à toutes les épreuves. Il ne fait aucun doute sur la capacité de la nouvelle Algérie de sortir victorieuse, plus forte et plus conquérante de la bataille référendaire portée à bout de bras par la classe politique représentative et la société civile plus que jamais active sur le terrain. Il reste sur le quai des éternels retardataires de l’histoire, une minorité accrochée au fonds de commerce identitaire et traversée par des dissensions profondes qui éclairent sur la crise de légitimité. La marche en avant de l’Algérie nouvelle «vous interpelle, vous écoute, vous insuffle de l’espoir et vous confère la responsabilité de contribuer à l’édification de la patrie», a déclaré, à la Télévision et à la Radio nationales, le Premier ministre Abdelaziz Djerad, mettant en avant le «bond qualitatif» de la nouvelle Constitution porteuse d’une nouvelle forme de gouvernance démocratique et des avancées réelles en matière des droits citoyens et des libertés publiques garanties par l’Etat notamment en matière de liberté de culte, d’opinion et d’expression, du droit de création de publications et d’associations, de manifestation et de réunion. Le nouveau système privilégie, dira le Premier ministre, l’alternance, le pluralisme politique et la séparation des pouvoirs. Le tournant décisif du 1er novembre se fonde nécessairement et impérativement sur le choix populaire libre et souverain redouté par les adversaires de l’urne. Il consacre une pratique ancrée dans les vieilles démocraties et à portée des enfants de l’Algérie appelés à s’engager résolument dans la réussite du référendum. «Avec la bonne foi, la grande détermination et la sincérité, nul obstacle ne peut entraver la marche en avant de l’Algérie nouvelle», a souligné le général de corps d’armée, chef d’état-major de l’ANP, Saïd Chanegriha. Le changement voulu par le Hirak populaire «béni» est indissociable de la participation massive et du plébiscite qui ouvre la voie à une ère de stabilité et de prospérité.
 Horizons

 

La voie de la paix et de la stabilité  

La Libye avance à pas assurés vers le retour à la stabilité, ardemment espérée par la population qui a payé le prix fort de l’ingérence étrangère sous toutes ses formes, du diktat des groupes armés rivaux inféodés à des puissances régionales aux divisons porteuses de risque d’éclatement de l’Etat et de la nation libyenne. Près d’une décennie après l’intervention illégale et illégitime de l’Otan, les séquelles de l’«héritage du chaos» légué par la France de Sarkozy, aujourd’hui au banc des accusés, restent vivaces dans la mémoire collective d’une population souffrant de malnutrition (60% des 6,4 millions d’habitants), dépendant d’une aide humanitaire d’urgence et démunie des conditions de vie minimales, notamment en matière d’éducation, d’accès à l’eau, à l’électricité. Il est totalement et pleinement acquis que l’alibi de la démocratisation et les promesses évanescentes d’une ère de liberté, de stabilité et de progrès, prônées par le faussaire des droits de l’homme au service du sionisme mondial, le tristement célèbre Bernard-Henry Lévy, couvrent les méfaits d’une prétendue mission humanitaire, fondamentalement motivée par la course à l’accaparement des richesses pétrolières libyennes opposant les anciens et nouveaux acteurs du drame libyen. La prise de conscience des véritables enjeux de la crise libyenne sonne l’heure de la réconciliation nationale dont les prémices ont été décelées lors de l’annonce simultanée, en août, du cessez-le-feu et de la préparation des élections générales favorisées par le départ du président du conseil du gouvernement d’union nationale, dont le mandat expire à la fin du mois d’octobre, et la démission du gouvernement établi à Tobrouk sous la pression populaire. Le processus est conforté par la signature de l’accord historique de Genève, sous le parrainage de l’ONU. Il est intervenu à l’issue des rencontres des délégations parlementaires et militaires, en attendant le Sommet de Tunis, fortement attendu. Cette dynamique de concertation a porté tous ses fruits pour en finir avec l’ère de l’ingérence. Il est prévu l’ouverture des principales routes terrestres et voies aériennes internes, la mise en place des dispositifs de sécurité conjoints, la reprise de l’activité pétrolière et le départ dans un délai de 3 mois de tous les combattants étrangers. Cette avancée significative donne «une lueur d’espoir» saluée par l’Algérie aux côtés des Libyens quoiqu’il en coûte, respectueuse de la volonté populaire libyenne et solidairement engagée dans la recherche d’une solution garantissant l’unité et la souveraineté du peuple libyen, loin de toute ingérence étrangère. Il est donc temps pour les Libyens de saisir cette opportunité historique pour s’engager en «toute sincérité et bonne foi» dans la voie de la paix et de la stabilité.
 Horizons

 

La presse à l’heure du changement

L’initiative a valeur d’exemple pour la profession en perte de crédibilité, d’identité professionnelle et livrée au braconnage des forces extra-professionnelles suspendues à la mamelle de la publicité providentielle. En marge de la cérémonie de distinction des lauréats du Prix du président de la République, coïncidant avec la célébration de la Journée nationale de la presse, la reconnaissance de l’engagement patriotique et professionnel des aînés, portant haut l’étendard du journalisme de combat, est en soi un modèle de dévouement incarné par le militant de la lutte de Libération nationale et ancien directeur de publication d’El Moudjahid, Morsli Aziz, l’ancien directeur d’Horizons  et du Soir d’Algérie, Lyès Hamdani, l’ancien directeur de La Tribune, Kheïreddine Ameyar, l’ancien directeur général de l’ENTV, Abdou Bouziane, l’ancien directeur général de l’APS, Talmat Amar Ali, le défunt journaliste Madjid Haji et le journaliste et auteur Abdelaziz Boubakir. Elle constitue indéniablement un repère pour la presse appelée à sortir des zones de non-droit pour s’inscrire en toute transparence dans le processus de renouveau. L’urgence d’une «presse professionnelle et responsable» dicte le devoir de réforme à tous les niveaux, à travers la refonte de l’édifice juridique et réglementaire. La mise à niveau du paysage médiatique, riche de sa diversité et de son rôle de leadership, conforte une expérience démocratique davantage consolidée par les nouveautés introduites dans la nouvelle Constitution. Elle apporte des «garanties à même de renforcer la scène médiatique», a indiqué le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer. Il a estimé que la nouvelle Constitution confère au «système des droits et libertés une nouvelle dimension dans le cadre de notre identité et des constantes nationales». La constitutionnalisation de la liberté d’expression, les formes de protection de l’exercice du métier, notamment en matière d’accès aux sources d’information et du droit au secret professionnel, et la dépénalisation du délit de presse sont autant d’avancées dans la quête consensuelle d’une «relation apaisée des libertés». En vecteur du changement, la presse nationale, débarrassée des scories du passé, est interpellée par le double défi de la nécessaire refondation du paysage médiatique et de la transition numérique parfaitement assumée par les jeunes talents prometteurs.
Horizons

Les médias à l’heure du défi du numérique

A une semaine du référendum sur la révision constitutionnelle, la célébration de la Fête nationale de la liberté de la presse est en parfaite adéquation avec les attentes de l’Algérie nouvelle, attachée à la promotion et à la consolidation de la liberté d’expression et de création. Elle consacre indéniablement un bond en avant à hauteur des sacrifices et des acquis de la famille de l’information, unie dans le combat contre le colonialisme et la préservation de l’Etat national, à l’épreuve des dérives criminelles du terrorisme destructeur et du règne de l’oligarchie. Cet engagement patriotique a été souligné par le président de la République dans un message adressé aux membres de la corporation, dont le leadership régional est reconnu. «Je tiens à saluer hautement le professionnalisme des journalistes quant à l’accompagnement du processus de préparation du référendum de la révision constitutionnelle», a-t-il indiqué, tout en réaffirmant son engagement à garantir la liberté de la presse nationale prête aujourd’hui à s’ériger en «donneur de leçons», en matière de professionnalisme, pour tous les médias des fake news et de la désinformation ciblant particulièrement l’Algérie du changement et de l’émancipation. La mutation est nettement perceptible dans la simple reconnaissance de la liberté d’expression, évoquée dans la Constitution de 2016 à la constitutionnalisation de la liberté de la presse sous toutes ses formes. Dans son article 54, relatif au chapitre traitant des droits fondamentaux et des libertés publiques, la nouvelle Constitution garantit la liberté de la presse sous toutes ses formes, l’accès aux sources d’information dans le respect et la loi, le droit à la protection du secret professionnel et à la création des journaux sur simple déclaration.
Ces avancées intangibles, incompatibles avec les atteintes à la dignité humaine, aux libertés d’autrui et à l’apologie de la discrimination et de la haine, du reste criminalisées, imposent une adaptation aux défis technologiques. Le défi de la révolution numérique se pose avec acuité à la presse et à toutes les institutions nationales. Dans son message, Tebboune a appelé à s’engager, sans tarder, dans la bataille de la numérisation érigée en exigence incontournable. Elle est à portée des jeunes talents aux capacités d’innovation révélées par l’étudiante Linda Lillane qui a réussi à développer un nouveau modèle de sécurité électronique et des pousses écloses lors de l’exposition sur les start-up. Les bâtisseurs de la nouvelle République sont le gage d’un avenir brillant.
 Horizons

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Santé

Environnement

Destination Algérie

Histoire

Sciences et Technologies

    • Google ouvre son application de conférences vidéo au grand public

      Google a annoncé mercredi la mise à disposition gratuite de la plateforme de conférences vidéo, Google Meet, destinée au grand public.

      L'application va être progressivement étendue au grand public dans les prochaines semaines, à condition de disposer d'un compte Google (Gmail) ou d'une "identité Google", que l'on peut créer avec n'importe quel email personnel ou professionnel.

      Google Meet était jusqu'à présent réservé aux clients professionnels, soit 6 millions d'entreprises et organisations qui utilisent G-Suite, la gamme de logiciels de Google (avec les emails, le calendrier, le partage de documents, etc).

L'agenda

 Ministère de la solidarité  
La ministre de la solidarité nationale, de la famille et de la condition de la femme, Kaoutar Krikou, effectuera, le  29 octobre , une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Constantine.

 Ministère des Moudjahidine
Le ministère des Moudjahidine et des Ayants droit organise, le 31 octobre à partir de 19h au Musée national du moudjahid, des festivités sportives et culturelles, à l’occasion du 66ème anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale.

Wilaya d’Alger
Sous le haut patronage du président de la République et dans le cadre de la célébration du 66e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale, la wilaya d’Alger organise, le 1er novembre, un recueil au cimetière des Martyrs El-Cheraaba

Cinéma
Le Centre algérien de développement du cinéma (CADC) organise, le 5 novembre, à l’Opéra d’Alger, la projection en avant-première du film long métrage de fiction «Héliopolis» réalisé par Djaâfar Gacem.

MDN

A l’occasion du 66e anniversaire de déclenchement de la guerre de Libération nationale, le musée Central de l’armée organise, jusqu’au 1er Novembre, plusieurs festivités pour commémorer cet événement.

 Assurance et finance  islamique

Sous le patronage du Haut-Conseil islamique, le 2e Symposium algérien de l’assurance et de la finance islamique aura lieu les 22 et 23 novembre à Alger.

 

Ministère de la Santé

Le ministère de la Santé, en collaboration avec Algerian Network of Youth, organise, jusqu’au 7 novembre, une caravane sanitaire qui sillonnera plusieurs wilayas du pays.

 

 

Assurance et finance islamique
Sous le patronage du Haut-  Conseil islamique, le 2e Symposium algérien de l’assurance et de la finance islamique aura lieu les 22 et 23 novembre 2020 à Alger.

 

Algérie Télécom

Algérie Télécom a lancé, depuis le 27 mars, le service de demande de ligne téléphonique et celui de la signalisation des dérangements via son site web : www.algerietelecom.dz 
Les nouveaux demandeurs de ligne pourront suivre à distance, via le courrier électronique, les étapes de l’étude de réalisation, et les abonnés professionnels pourront signaler le dérangement de leur ligne directement sur le site web sans déplacement.

Don  de sang
La Fédération   algérienne des  donneurs de sang  lance un appel à  l’ensemble de la  population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire un don de sang.

 

Football

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