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En pleine crise sanitaire, et alors que certains pays ont décidé de faire l’impasse sur les examens de fin d’année, le gouvernement a réussi le pari de les organiser. Si celui de cinquième a été annulé, le Brevet de l’enseignement moyen et le baccalauréat se sont déroulés dans les meilleures conditions organisationnelles et sanitaires. Aucun cas de coronavirus ni lacune importante en matière d’organisation n’ont été relevés au niveau des centres de déroulement des épreuves. Des enseignants, des syndicats et des associations des parents d’élèves confirment cette réussite. Après le BEM, les autorités ont récidivé de fort belle manière en réussissant à organiser, sans incident majeur, les épreuves du baccalauréat tant redoutées par les candidats après une rupture scolaire de presque sept mois avec les conséquences qui en découlent en matière d’acquisition et d’assimilation de connaissances.

Moyens et détermination
Cette «belle performance» est à mettre à l’actif du ministère de l’Education et de toute la famille éducative fortement mobilisée et extrêmement vigilante pour couronner de succès cet important rendez-vous. Le gouvernement a pu offrir les outils et moyens de prévention sanitaire au sein des établissements à travers tout le territoire national. Le secteur avait élaboré quatre protocoles sanitaires approuvés par le ministère de la Santé pour protéger candidats et encadreurs mais également pour éviter la propagation de la pandémie. L’Etat n’a pas lésiné sur les moyens. 6 millions 500 masques de protection on été fournis et des quantités importantes de gel hydroalcoolique ont été mises à la disposition des élèves, surveillants et personnels administratifs. Les chiffres sont énormes : le nombre de candidats aux épreuves du BEM a été de 669.379 élèves, répartis sur 2.556 centres de déroulement et supervisés par 163.900 encadreurs. Ont été prévus également 68 centres de correction qui ouvriront leurs portes à 40.500 correcteurs. Quant à l’examen du baccalauréat, 637.538 candidats, répartis sur 2.261 centres de déroulement et supervisés par 192.300 encadreurs ont été recensés. 81 centres vont accueillir 48.000 correcteurs. Le gouvernement a assuré le transport aux chefs de centre et encadreurs affectés en dehors de leur wilaya de résidence, en coordination avec les directions des transports, pour dire que rien n’a été laissé au hasard. Toutes les conditions pour des examens normaux et surtout sans faute ont été réunies.

Responsabilité et fermeté
Il faut saluer, également, la prise de conscience et la responsabilité individuelle et collective des candidats qui ont fait preuve du respect strict du protocole sanitaire des plus rigoureux exigeant des gestes précis et des réflexes pas évidents à adopter. Le grand rendez-vous annuel du baccalauréat n’a été entaché d’aucune irrégularité. L’examen n’a pas été émaillé d’incidents, notamment la regrettable fuite de sujet. Les tentatives de fraude ont été vite déjouées. Les autorités ont réagi avec fermeté en déférant en comparution immédiate des personnes mises en cause. La seule tâche noire de la session est peut-être la perturbation de la connexion internet durant la durée du bac. Celle-ci a, certes, causé des désagréments aux citoyens. Mais ce fut, en réalité, un mal pour un bien.
Amokrane H.