Abandon du projet Desertec : Un non-événement, selon des experts
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Samedi 28 Novembre 2020
Journal Electronique

C’est décidé. Le méga-projet énergétique Desertec est définitivement enterré. «Révolu et dépassé par le temps», pour reprendre les mots du ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar, qui a déclaré que ce projet qui a fait couler beaucoup d’encre ne sera pas réalisé en Algérie. Cela sous entend-il que les concertations en cours avec la partie allemande en charge de l’initiative se sont révélées infructueuses ? En tout cas, un consensus ne semble pas s’être dégagé.

 La Sonelgaz avait, pour rappel, signé, en avril dernier, un mémorandum d’entente pour élaborer une vision commune de coopération prévoyant de lancer des projets de centrales solaires. Ce projet était qualifié, par certains, d’occasion en or pour booster la production d’électricité via l’énergie solaire et le potentiel exportable. D’un montant global d’investissement de plus de 400 milliards d’euros, ce projet avait pour objectif de couvrir jusqu’à 20% des besoins en électricité de l’Europe à partir du solaire, une source inépuisable dans le Sud algérien. Ce n’est pas la première fois que l’Algérie revoit sa copie quant à ce projet puisque en 2011, elle en avait renoncé avant de relancer les négociations en décembre 2019. Deux experts en énergies renouvelables, Kamal Aït-Cherif et Tawfik Hassni, ne semblent pas surpris et encore moins déçus. Pour l’un et l’autre, «c’est même un non-événement». Aït-Cherif était de ceux qui recommandaient de ne plus parler de Desertec et plaidaient pour l’introduction des hautes technologies. «Il faut s’appuyer sur des sociétés qui peuvent nous aider à faire un saut technologique pour développer les énergies renouvelables, compétitives et à moindre coût. Peu importe l’origine», explique-t-il, ajoutant que si Desertec peut assurer cet objectif, s’il gagne la bataille de la concurrence, c’est tant mieux. Il a cité l’exemple du Portugal et de la Norvège qui arrivent grâce à l’avancement technologique à produire des mégawats à moindre coût.
Tawfik Hassni estime, pour sa part, que l’abandon du Desertec ne constitue pas une «une grande nouveauté dans la mesure où nous l’avons remis en cause depuis longtemps et avons établi notre propre programme que nous défendons aujourd’hui». Selon l’expert, «il se pourrait que le gouvernement ait décidé de ne pas recourir à des financements externes pour lancer le programme national sachant que Desertec n’apporte pas de programme définis mais des moyens de financement». Et d’enchaîner sur la nécessité de trouver d’autres alternatives pour atteindre l’objectif des 22.000 mégawatts d’ici à 2030, dont 10.000 mW exploitables. Il y a lieu de dire que l’essentiel du programme national est maintenu. 
 Opter pour la démarche des petits projets de 1.000 mW prônée par le gouvernement est, selon lui, «un non-sens». «Il faudrait, par contre, renforcer la cadence pour pouvoir être au rendez-vous de 2030 d’autant plus que le programme de 1.000 mW ne suffit pas pour attirer les investissements et développer l’industrie qui va avec le solaire», explique notre interlocuteur. Pour lui, «le développement des énergies renouvelables reste la seule alternative qui permettra au pays pour réussir sa diversification économique». «Les énergies renouvelables constituent un atout pour développer le marché énergétique de demain et de se positionner sur les marchés mondiaux», dira-t-il. «L’Algérie devra tirer profit de son fort potentiel pour mieux se frayer un chemin vers le marché européen», soutient Hassni. Selon lui, c’est une carte forte que l’Algérie peut présenter lors des prochains rounds de négociations avec l’Union européenne. «Nous pouvons intégrer le marché européen sans contraintes. Nous avons les capacités de développer les ENR. Il suffit d’une volonté politique», conclut-il. 
 Wassila Ould Hamouda 

  • reboisement  barrage Douira
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    • Google ouvre son application de conférences vidéo au grand public

      Google a annoncé mercredi la mise à disposition gratuite de la plateforme de conférences vidéo, Google Meet, destinée au grand public.

      L'application va être progressivement étendue au grand public dans les prochaines semaines, à condition de disposer d'un compte Google (Gmail) ou d'une "identité Google", que l'on peut créer avec n'importe quel email personnel ou professionnel.

      Google Meet était jusqu'à présent réservé aux clients professionnels, soit 6 millions d'entreprises et organisations qui utilisent G-Suite, la gamme de logiciels de Google (avec les emails, le calendrier, le partage de documents, etc).

L'agenda

 

 Laboratoire Roche Algérie
Le laboratoire Roche Algérie inaugure sa série de formations en ligne (par zoom) en direction des journalistes, avec une première session répartie en deux groupes, les 30 novembre et 1er Décembre de 13h30 à 16h30.

Ambassade d’Italie
La 5e édition de la Semaine de la cuisine italienne dans le monde se déroulera en virtuel du 23 au 29 novembre.

 

Cinémathèque algérienne
La Cinémathèque algérienne rend hommage sur son site web et sa page facebook aux grands cinéastes du cinéma mondial qui ont dans le passé fréquenté sa salle obscure dans le cadre des cycles et festivals qu’elle a organisés.

Institut Cervantès d’Alger
Depuis le début du confinement au mois de mars dernier, l’Institut Cervantes d’Alger avait lancé trois sessions de cours d’espagnol par vidéo conférence. Pour ce mois de décembre et suite à une demande croissante, l’Institut offrira à nouveau des cours en présentiel au niveau de son centre. Cette formule viendra compléter la modalité en ligne qui sera toujours maintenue.

Championnat national militaire de judo
Le complexe sportif régional de la 1re Région militaire à Blida abritera, du 23 au 26 novembre, le championnat national militaire de judo.

 

 Batimatec
La 23e édition du Salon international du bâtiment, des matériaux de construction et des travaux publics (Batimatec 2020) qui devait se tenir du 22 au 26 novembre 2020, au Palais des Expositions des Pins Maritimes (Alger) est reporté au 7 juin 2021.

Salon de la pharmacie
La 4e édition du Salon professionnel de la pharmacie, de la parapharmacie et du confort au quotidien (Pharmex 2020) ouvrira ses portes le 12 au centre des conventions d’Oran Mohamed-Benahmed.

 

 Assemblées virtuelles au TNA
Le Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi organise, durant le mois de novembre, des «assemblées virtuelles» (Al-Majaliss al-Iftiradhiya) animées par le journaliste et écrivain Abderrazak Boukkeba. Il s’agit de rencontres hebdomadaires, qui se tiennent tous les samedis du mois .

Assurance et finance islamique
Sous le patronage du Haut-  Conseil islamique, le 2e Symposium algérien de l’assurance et de la finance islamique aura lieu les 22 et 23 novembre 2020 à Alger.

 

Algérie Télécom

Algérie Télécom a lancé, depuis le 27 mars, le service de demande de ligne téléphonique et celui de la signalisation des dérangements via son site web : www.algerietelecom.dz 
Les nouveaux demandeurs de ligne pourront suivre à distance, via le courrier électronique, les étapes de l’étude de réalisation, et les abonnés professionnels pourront signaler le dérangement de leur ligne directement sur le site web sans déplacement.

Don  de sang
La Fédération   algérienne des  donneurs de sang  lance un appel à  l’ensemble de la  population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire un don de sang.

 

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